<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069</id><updated>2012-02-12T15:32:38.294-08:00</updated><title type='text'>LA CRITIQUE D'ART -  ART CRITIC Demian West</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>23</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-1975622071431320169</id><published>2007-12-29T04:47:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T02:21:00.130-08:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/R3ZCJQp0e-I/AAAAAAAAAuI/sTJIjr5BR7w/s1600-h/micky.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149375950801370082" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/R3ZCJQp0e-I/AAAAAAAAAuI/sTJIjr5BR7w/s400/micky.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-1975622071431320169?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/1975622071431320169/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=1975622071431320169&amp;isPopup=true' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/1975622071431320169'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/1975622071431320169'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2007/12/blog-post.html' title=''/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/R3ZCJQp0e-I/AAAAAAAAAuI/sTJIjr5BR7w/s72-c/micky.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-114502654363429127</id><published>2006-04-14T07:52:00.000-07:00</published><updated>2006-04-14T07:58:00.250-07:00</updated><title type='text'>Claude Nicolas Ledoux, homme des Lumières</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/villette.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 430px; CURSOR: hand; HEIGHT: 296px; TEXT-ALIGN: center" height="337" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/villette.jpg" width="480" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Claude Nicolas Ledoux fut un architecte qui jeta comme un arc, entre l’ancien régime et la période révolutionnaire. On lui rend hommage à Arc-et-Senans dans le Doubs, où il édifia les célèbres "Salines royales" qui sont l’oeuvre majeure de son architecture, entre le néo-classicisme et le romantisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, du 15 avril au 15 septembre 2006, on commémore le bicentenaire de sa disparition. Et c’est l’occasion de revoir cette période troublante, de 1760 à 1789, depuis les causes de la Révolution qui passaient par les arts et les sciences, autour des contemporains de Ledoux dont l’influence s’étend jusqu’au XXè siècle. Cependant, qu’il reste peu d’oeuvres construites. Car, la Révolution avait vidé les caisses de l’Etat, pour qu’on put prétendre encore à bâtir en dur. Ainsi, les architectes ne purent édifier leurs visions des constructions de leur temps, que sur le papier en des dessins et des aquarelles très poétiques. Tant et si bien, que ces peintures sont des oeuvres en soi les plus achevées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces planches, on y voit des édifices immenses et cyclopéens, qui paraissent ensevelis et d’apparences très platoniciennes c’est-à-dire géométriques : en des sphères, des cubes et des pyramides. Et lorsqu’on approche, on peut y lire des glyphes ou des phrases lapidaires qui disent la gloire des Lumières, et qui ornent ces larges frontons, selon une mode révolutionnaire qu’on qualifia d’"architecture parlante". Et tout y était signe car symbolique jusqu’à la forme même du bâtiment. Ainsi, l’"Oikéma", ou la "Maison du plaisir", fut conçue par Ledoux selon un plan, qui évoque plus un graffiti obscène sur un mur. Car, on y voit tout simplement la forme du phallus. Dans une clarté crue du propos architectural où la forme dirait la fonction, jusqu’à paraître obscène et même surréaliste pour une époque si prompte à trancher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres constructions imaginaires déclinent tous prétextes à des leitmotives repris des antiquités babylonienne, et égyptienne puis grecque : des pyramides tronquées, et des arcs de triomphe à demi ensevelis, enfin des colonnades doriques - du premier ordre grec. Car, l’époque en était avide de toutes ces utopies qui suivirent de près l’intérêt croissant pour l’archéologie naissante, au retour des campagnes d’Egypte de Bonaparte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, ce sont les "Salines d’Arc-et-Senans" (1774), dans le Doubs, qui sont l’oeuvre majeure de Ledoux. Elles lui furent commandées par Louis XV. Puisque, la fabrique ou la production du sel était un monopole royal, comme la gabelle ou l’impôt sur le sel. Et, Ledoux proposa, au monarque, un projet dessiné selon une structure dite : radio-concentrique. C’est-à-dire qu’elle était rayonnante en des cercles concentriques, avec en son centre la maison du directeur, d’où il pouvait tout voir. Et, d’où nous pouvons voir, à notre tour, une hiérarchie instaurée par l’architecture même, et par le regard qu’elle induit. Puisque, depuis ce centre solaire, le directeur pouvait tout voir de ses ouvriers, ainsi que tout leur travail dont il pouvait juger, pour veiller à son meilleur exercice. Et donc, il contrôlait tout dans sa manufacture, ou dans son usine qui était son petit Etat. Et, depuis Louis XIV, cette structure perpétuait les formes urbanistiques propres à l’ancien régime : au centre de la place, la statue équestre du roi, d’où rayonnent des rues comme par un effet solaire, certes pour bien-circuler, mais surtout pour bien voir et tout contrôler en retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste, que cette approche néo-classique, annonçait, dans le même temps, la grande modernité à venir, soit : l’ère du machinisme. Bien que les Salines ont été crées sur le modèle maniériste de la fin de la renaissance, et singulièrement d’après le "Palais du Té" à Mantoue, on y perçoit des allusions doriques purement géométriques, et donc vers la grande synthèse formaliste qui évoquait déjà les rouages ou des éléments en cercles, en triangles et en carrés des machines et du fonctionnalisme des XIXè et XXè siècles. Le plan des Salines, qui n’a pu être construit dans son ensemble, a été réalisé en un demi-cercle, qui paraît comme le manifeste de la machine à produire, annonciatrice de l’usine du XIXè siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, cette structure radio-concentrique fut décrite par Bentham en 1791, quand il créa son célèbre "Panoptique" ( tout-voir ), qui devint le modèle de toute l’architecture carcérale du XIXè siècle. Avec en son centre le bureau du directeur qui pouvait tout voir de ses prisonniers : comme à l’usine. Ainsi, nous comprenons mieux que, le projet des Lumières, qui devait éclairer le Monde, s’est aussi espacé en quelque zone d’ombre jetée sur ces modèles du contrôle et de la répression qui s’ensuivit. D’ailleurs, la transformation de Paris par Haussmann au XIXè siècle, quand il cassa le Paris médiéval pour faire rayonner les grands boulevards , en fut la transposition urbanistique de ce projet panoptique, qui devait assurer pour longtemps le contrôle de Paris par les troupes. Puisque, les boulevards vastes et rectilignes permirent le déploiement instantané de ces troupes, contre tous débuts de tentatives d’insurrections ou de révolutions. Lesquelles, étaient plus favorisées dans le Paris médiéval ou renaissance, dont les angles morts étaient plus propices aux barricades de la guerilla urbaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus encore : Ledoux et les architectes visionnaires, du XVIIIè siècle, ont jeté leurs dessins utopiques, à un tel degré d’imagination, qu’on ne put les réaliser dans la pierre, avant qu’on eût atteint les progrès techniques du XXè siècle, qui seuls permirent ces réalisations immenses. A l’exemple des "Grands Travaux" du Président Mitterrand, et tout particulièrement, la "Grande Arche" de la Défense qui est une utopie clairement inspirée des aquarelles de Ledoux ou de Boullée. Aujourd’hui, on qualifie Ledoux et ces architectes créateurs de l’impossible : les "architectes romantiques" alors qu’ils furent des néo-classiques. Car, on a su mieux dégager ce mouvement romantique, ainsi qualifié en raison de la plus forte charge imaginaire ou fantasmatique que contiennent leurs oeuvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au XXè siècle on retrouva aussi, sous les présidences de François Mitterrand des "Grandes Fêtes de la Révolution" semblables à celles du Paris de Ledoux. Quand la Révolution, exsangue, employa les architectes et les grands peintres à concevoir des architectures, mais en des tableaux vivants, dans lesquels les citoyens incarnèrent les fresques à la gloire de la Nation. Ce furent des processions de citoyens qui annonçaient les nouvelles formes de l’art social ou collectif des pays socialistes. Et le premier peintre reporter, David peignit ces événements de la République quand elle s’auto-célébra en ses monuments vifs et si évanescents à la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut encore voir à Paris, les "Barrières de l’octroi" de Ledoux, qui furent les douanes des fermiers généraux aux portes de Paris, et qui sont des bijoux d’une architecture à échelle humaine, bien plus abordable, si l’on voulait entrer dans l’intimité de ce génie discret. Ces petits monuments sont assez palladiens, car composés de citations délicates des ordres grecs, et réalisés dans la pierre, comme la "Barrière de la Villette" que nous avons mise en illustration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, ses monuments imaginaires ne sont qu’oeuvres peintes. Ces architectures libres sont des ébauches grandioses, en des peintures hyperréalistes d’où s’exhale la plus exquise poésie romantique de ces Lumières qui nous laissent encore espérer, dans les feux d’une lanterne magique de l’utopie bientôt cinématographiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demian west&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;libre diffusion merci&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-114502654363429127?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/114502654363429127/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=114502654363429127&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114502654363429127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114502654363429127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/04/claude-nicolas-ledoux-homme-des.html' title='Claude Nicolas Ledoux, homme des Lumières'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-114502631208292796</id><published>2006-04-14T07:49:00.000-07:00</published><updated>2006-04-14T07:51:52.096-07:00</updated><title type='text'>La Marquise du Châtelet : la Femme des Lumières</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/chatelet.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/chatelet.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Du 7 mars au 3 juin, la Bnf rend hommage à "Madame du Châtelet : la Femme des Lumières" dans la Galerie Mazarine du Site Richelieu. Gabrielle Emilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet fut l’amie et la maîtresse de Voltaire durant quinze ans. Ce qui la fit connaître surtout comme la femme libre et mondaine, qui sut vivre avec force toutes ses passions : ses amours galantes, ses jeux et ses études scientifiques et littéraires.&lt;br /&gt;L’exposition, présentée dans le style rocaille des fêtes galantes de Watteau, nous donne à rencontrer cette première femme authentiquement savante de notre modernité. Car, elle sut s’approprier des territoires si réservés par la masculinité : des sciences physiques à la géométrie, aussi de la philosophie. Certes, jusqu’à prendre même les manières excessives propres à la masculinité arrogante, mais tout en excédant à l’autre versant, en ses parures de la plus habile séduction féminine, composée de diamants et en maquillages si exagérés, peut-être pour cacher son androgynie si énigmatique. Enfin, elle sut exprimer sa plus sûre retenue dans ses conclusions philosophiques, et en des accents très féminisants que l’on reconnaît, aujourd’hui, et dans cet hommage que lui rend Elisabeth Badinter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dame, que Voltaire appelait "Madame Pompon Newton", fut une étrange union des contraires dans une femme toute pétrie de caprices. Si bien qu’elle provoquait le sarcasme et la critique acerbe ; et qu’on ne la découvrit, à nouveau, qu’au XXè siècle, quand l’écriture d’une histoire des femmes fut en projet, et grâce à la correspondance qu’elle tint avec Voltaire, son amant de Cirey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fut une sorte de phénomène intellectuel favorisé par une éducation libre, et au contact le plus ouvert avec les ouvrages antiques. Ainsi, qu’on lui permit les dialogues les plus directs avec les plus grands savants de son époque. En effet, dans la bibliothèque de ses parents, le Baron de Breteuil et Anne de Froulay, Emilie put assimiler tout Virgile, et Horace et Lucrèce, ou même Locke. Aussi, dans le salon familial, elle put interroger Fontenelle sur son "Entretien de la Pluralité des Mondes", comme elle dut en recevoir des communications de l’Académie des Sciences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend, alors, qu’elle se consacra à la vie intellectuelle, jusqu’à la passion. Car, elle voulait faire connaître et transmettre l’esprit des grands hommes : d’un Leibniz, puis Newton et Maupertuis, aussi Clairaut, ou d’Alembert et Diderot. Et naturellement, elle s’est approprié au passage cet esprit même, et toutes les sciences avec, sinon plus encore : leur coeur et tout singulièrement celui de Voltaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et plus encore de ses extravagances : elle était entrée au jeu de la reine, où elle jouait au pharaon et perdait beaucoup d’argent. Elle ne fréquentait pas les salons de l’époque, non-plus que le fameux salon de Madame Geoffrin, où accouraient tous les philosophes pré-révolutionnaires. Mieux : elle sut entretenir une liaison passionnée avec Voltaire durant quinze ans, entre Bruxelles et l’Ile-Saint-Louis à Paris, puis entre les châteaux de Champs-sur-Marnes à Cirey en Lorraine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle eut donc plein d’amants considérables : le comte de Guébriand, le Duc de Richelieu, puis le savant Maupertuis, enfin le plus grand Voltaire, et son dernier petit-jeune le duc de Saint-Lambert qui la "tua"par négligence de ses oeuvres en couches. Elle conseillait en matière ès amour : de souffler le chaud puis le froid, pour garder le coeur de l’aimé. Et, elle n’hésitait pas à mettre en scène son plus habile faux-suicide pour parvenir à retenir son amant. Aussi, on la savait très colérique et si bonne actrice de théâtre, qu’elle jouait sans laisser et toujours au débotté sur la scène du théâtre de ses propres passions :" On est heureux que par des goûts et des passions satisfaits (...)"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle vécut quinze ans, dans l’intimité de Voltaire, bien que mariée, à un autre si éclairé que tolérant. C’était les Lumières quoi ! Puis, Voltaire passa de Melle Gaussin à sa nièce Madame Denis, quand Madame du Châtelet s’éprit, ailleurs à son tour, du jeune Saint-Lambert. Et, malgré le tumulte qu’on devine autour de telles petites trahisons accumulées, Voltaire et Emilie restèrent si amis jusqu’à la mort de la marquise en couches. Le même jour qu’elle posa sa signature sur le manuscrit de sa traduction de Newton, et du latin. Un ouvrage qui fut la seule traduction du savant jusqu’au XXè siècle. Vrai, la marquise du Châtelet fut la première femme dont un mémoire fut publié par l’Académie des Sciences. Car, seuls des savants pouvaient la lire, pour y comprendre quelque chose, à cette femme dont Voltaire disait qu’elle était : "La gloire de son sexe."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demian West&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diffusion libre merci.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-114502631208292796?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/114502631208292796/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=114502631208292796&amp;isPopup=true' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114502631208292796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114502631208292796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/04/la-marquise-du-chtelet-la-femme-des.html' title='La Marquise du Châtelet : la Femme des Lumières'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-114354670653515577</id><published>2006-03-28T03:44:00.000-08:00</published><updated>2006-04-21T02:36:38.223-07:00</updated><title type='text'>LUMIERES ! Un héritage pour demain.</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/ROUSSEAU.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/ROUSSEAU.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Du 1 mars au 28 mai, la BnF Mitterrand nous propose un promenoir vers les Lumières, peut-être aux conséquences imprévues. Mais d'abord, tout tendu vers la liberté, la raison, aussi vers l'individu et les Droits de l'Homme. Autrement dit, l'esprit des Lumières y fait son meilleur éloge du bonheur. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C'est pourquoi, cette exposition ouvre son antichambre sur la présentation au public de deux manuscrits précieux de Rousseau et de Mozart, qui éclairent, en quelque sorte, le caractère international de cet Illuminismo, Auklärung ou Enlightment. Plus avant dans l'exposition, nous entrons dans la galerie des peintures, centale et rayonnante. On peut y admirer les oeuvres qui nous emportent entre la sensualité libérée à la Fragonard, les chinoiseries si exotiques de Boucher, et vers le paysage sauvage enfin consacré dans la peinture par Oudry, et en d'autres scènes historiées du pittoresque quotidien de l'époque, mais magnifié par l'art. Depuis, cette galerie d'art ou des glaces des Lumières, nous entrons dans les six sections ouvertes aux aspects fondamentaux des Lumières, qui seront confrontées à des interviews de dessinateurs contemporains, dans des vidéos de cinq minutes, dont les fameux Claire Bretecher et Gotlib, ainsi que d'autres illustres. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La galerie de peinture nous introduit depuis son centre vers l'éclatement même de l'ancien monde, vers tous les orients, et la sexualité retrouvée comme parallèle à la conquête de la Nature sauvage par la raison. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La première section, dans laquelle nous entrons, traite des transformations des croyances au siècle des Lumières: les conceptions d'une religion naturelle, et par l'influence active du panthéisme de Voltaire, vont élargir la pensée, vers plus de tolérance. Lors de sa défense dans la fameuse affaire Calas. On y saisit sa tolérance pour toutes confessions, qui induit toute la critique de la religion chrétienne qui s'étend en intérêt pour les autres religions ou croyances du monde. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Aussi, l'éducation et la science ouvrent-elles un second espace qui vient, où l'on voit Newton appliquer son entendement personnel pour comprendre le monde désenchanté. En France la constitution collective de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, illustrée par Goussier, démonte tous les savoir-faire et les secrets ancestraux protégés par les corporations et qui sont enfin dévoilés pour la démocratisation du savoir. La connaissance scientifique des éléments naturels permet le premier vol humain en montgolfière, et les illustrations en écorchés humains nous dévoilent nous-mêmes comme les machines complexes que nous sommes. Une théorie machiniste de l'Homme-Machine pensée par de La Mettrie et mise en oeuvre dans les automates de Vaucanson, qui ont poussé vers leurs beaux achèvements, l'analyse cartésienne pré-mécaniste des mouvements animaux. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En revanche, le philosophe Rousseau transforme radicalement nos conceptions de la vie et de la pensée de l'enfance. Car, jusque-là, l'enfant était considéré comme un adulte, mais en miniature. Et, l'on saisit enfin les bases de la singularité psychologique de l'enfant, et pour le bénéfice de l'éducation de toute la société. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On le voit, c'est l'époque des grandes transformations et des utopies libérées. Aussi architecturales, dans le romantisme de Boullée et Ledoux qui pensent et dessinent de grandes machines sobres et monumentales. Mais, impossibles à construire, car trop vastes et trop chères, pour une société bientôt en faillite, et si hors d'échelle. Finalement, tout ce mouvement éclairé menait, à droit faisceau, vers le scientisme et le machinisme du XIXè siècle.&lt;br /&gt;C'est le temps des grands voyages vers d'autres terres et nouveaux temps les plus inconnus. On découvre notre monde Un et Pluriel. Les voyages de Cook confirment l'universalité des hommes, partout. Comme, les grandes synthèses historiques et les essais voltairiens sur les moeurs nous éclairent enfin, sur l'universalité des espérances naturelles des hommes de tous continents et cultures. Et, les traductions des ouvrages du droit naturel, de Grotius et Puffendorf, sauront élargir les conceptions des droits humains des membres de l'espèce aux "Droits de l'Homme". &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C'est un rêve illuminé par la pensée et le sentiment. Et, qui nous fait aussi voyager dans l'imaginaire de tous les possibles. Et, Montesquieu peut écrire ses "Lettres persanes" comme un élégant prétexte à ses analyses critiques de sa société. Ainsi, que le fit Swift dans ses invraisemblables et symboliques"Voyages de Gulliver". &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ces déplacements, dans la pensée et vers l'ailleurs, ont mené paradoxalement à l'avènement de l'individu. Manifesté par le joyau de l'exposition : qui est le Manuscrit autographe de Rousseau de la "Nouvelle Héloïse" en 1757, et récemment acquis par la BnF. C'est la programmatique des Lumières qui éclate dans ce désir du bonheur "hic et nunc", ici et maintenant. Comme on le voit dans les idylles peintes par Watteau, et dans les romans d'amour et de la sensualité, qu'on redécouvre en se jetant dans le best-seller sentimental de l'époque : "Pamela" de Richardson. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement vers le bonheur individuel mène aux réalités plus naturelles et vraies : le genre littéraire de l'autobiographie, et le naturalisme paysager , enfin vers la consécration du quotidien si singulier et vri, qu'il en est même magnifié comme participatif de la vérité universelle. La philosophie kantienne théorise la nouvelle esthétique, dans la "Critique de la Faculté de Juger" et donne sa souveraineté à l'artiste créateur, désormais libre. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On le constate : le débat public est résolument encouragé. On se réunit dans les salons et dans les jardins comme à la ville, qui devient une nouvelle scène pour l'homme de lettre: et donc, une nouvelle Agora. Les premiers journaux et quotidiens naissent. On lit la Presse en public pour que les auditeurs, sur la place, la commentent immédiatement, après "les lectures du journal au Jardin des Tuileries". On parle ouvertement dans les cafés. L'alcool et la criminalité sont lentement désacralisés, en l'on parle même d'adoucir et d'humaniser la Justice, encore très liée aux pratiques de tortures. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Enfin, c'est donc tout l'ordre politique qui va changer. Car, ces débats mènent tout droit, vers le meilleur rôle accordé aux subalternes, par l'action des écrits de Beaumarchais et de Diderot. D'où naissent les revendications féministes, par Olympe de Gouges, aussi les visions abolitionnistes de l'esclavage de Condorcet. En haut de la hiérarchie sociale, on y répond à ce mouvement, par le despotisme éclairé: qui est une formule, bien paradoxale, et mise en oeuvre par Frédéric II de Prusse et l'Impératrice Catherine II de Russie, qui sont littéralement gouvernés par la relation épistolaire avec Voltaire. Et, les concepts républicains des antiques vertus romaines, réapparaissent enfin dans le "Contrat Social" de Rousseau, qui invente le concept d'une volonté générale qui ne serait pourtant pas unanime, mais qui prendrait en compte les différences. La démocratie qui s'oppose à la démagogie. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une théorie exportée et mise en oeuvre dans la première république, du monde moderne, instaurée et constituée, en Amériques par Franklin et consort. Alors, c'est l'exigence libérale de "l'Esprit des Lois" de Montesquieu qui éclate au plein de ces Lumières: sinon c'était la Terreur ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il reste, que tout ce mouvement d'une société mondiale vers ses nouveaux "droits de l'Homme", s'est fait sous le lustre des Lumières, dont on voit mieux, aujourd'hui, les quelques zones d'ombre qu'elles ont jetées. Ainsi, le caractère libératoire de la Révolution Française s'est échappé vers la Terreur, et la légitime défense bonapartiste contre les souverains européens coalisés, et qui a légitimé la dictature napoléonienne, vers la première grande guerre à l'échelle mondiale. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les dispositifs hyper-rationnel des Lumières se sont achevés en machinisme centralisateur, jusqu'à favoriser l'avènement des régimes contraignants des année 1930.&lt;br /&gt;Enfin, les droits de l'homme ont vite été confisqués par l'Europe blanche qui a justifié, dans le même temps, le colonialisme, par les revirement de l'idéal abolitionniste de Condorcet, et pour préserver ses seuls intérêts plus universalistes du tout. Et, il fallut attendre que les populations colonisées s'emparent d'elles-mêmes de l'esprit des Lumières, pour que la décolonisation étende ses droits à tous les hommes: et ce qui est encore loin d'être une réalité. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C'est la réflexion, lumineuse encore, que cette exposition allume en nous, comme on souffle sur la plus petit braise qui reste dans le feu qu'on dirait presque éteint, et pour qu'il reprenne à nouveau, et peut-être encore plus haut et vastement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;Demian West &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-114354670653515577?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/114354670653515577/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=114354670653515577&amp;isPopup=true' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114354670653515577'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114354670653515577'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/03/lumieres-un-hritage-pour-demain.html' title='LUMIERES ! Un héritage pour demain.'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-114354618396653878</id><published>2006-03-28T03:40:00.000-08:00</published><updated>2006-07-05T02:49:24.233-07:00</updated><title type='text'>Les Illuminations -Coloured Plates -Création Arthur Rimbaud</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/rimbaud.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" height="156" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/rimbaud.jpg" width="264" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La scène s’ouvre sur un cercle de petites lampes qui évoquent les rites magiques des très-antiques flamines. Les trois acteurs entrent et nous prennent, par tous nos sens, dans ce Kyklos de la magie du Verbe que Rimbaud a su assembler. Et, qu’il initia en amenant la versification sans rime dans la poésie, désormais si pleine de ses assonances ou de ses rimes intérieures, et non-plus des rimes placées en fin de vers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arthur Rimbaud créa cet art complet, durant sa très courte vie, et d’une façon plus rigoureuse ou acharnée, que l’aurait fait ce personnage mythique de l’errant brouillon, qu’on a construit autour de sa disparition, qui reste encore une énigme irrésolue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois excellents acteurs jouent comme trois incarnations d’un Rimbaud, en tous points excessif et si séduisant. Ils parviennent à nous restituer comme sa vraie présence. D’abord, en louve romaine qui avance presque en rampant, en manière symbolique d’une érudition latine mais aux buts inavouables. Rimbaud était bon élève, et son érudition adolescente brillait dans ses yeux, qui jetaient une sorte de terreur étrangère à ses propres maîtres, si inquiétés par tant de génie si subit et déjà parfait. Ils sentaient bien, qu’il était un maître lui-même : ès évasion par le langage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette incarnation de la louve latine, on y voit une sorte de meilleure pointe dans la culture, qui sait la salir un peu, comme celle qu’on entend dans les éclats et la musique de Keith Richard et la séduction baveuse des Rolling Stones. Aussi, le spectacle laisse-t-il une grande place à cette modernité en à-coups de bonne violence, très rock et qui accroche bien nos oreilles. Et, sur fond de couleurs flashy psychédéliques voyageuses. Car, Rimbaud c’est une musique des mots, aux teintures et aux couleurs jamais vues, plus qu’une dissertation du raisonnement frigide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, cette musique nous fait penser aux conseils que le poète Mallarmé disait au peintre Degas, lorsqu’il voulut s’essayer aux vers : que la poésie se faisait avec des mots, et non avec des idées. Et, tout est là dans Rimbaud !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, dans ce spectacle en cherche d’une heure nouvelle, presque spirite comme nous le montrent les décors shamaniques, nous montons vers le paroxysme poétique. C’est-à-dire, que nous sommes transportés, par les excellents interprètes, vers les espaces où l’air est une substance rare, vers la plus haute théorie que Rimbaud avait exposée dans sa fameuse "Lettre du Voyant" : il y préconisait de chercher le dérèglement de tous les sens, pour devenir un Voyant. Et, ce petit soldat rimbaldien, se vêt sur la scène de la terre rouge des limons du Nil de ses fugues africaines : c’est-à-dire de l’al-khemia ou l’alchimie... du Verbe, qui s’explosera en un mystère devenu son art Mystérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il donnera vite tous les nouveaux mystères du Verbe, puis il cessera d’écrire et il disparaitra volontairement au fond des Afriques, comme s’il avait voulu arrêter le flux de l’inspiration qui lui paraissait aussi une si grande souffrance. Ce que ces "Illuminations" nous disent, à la façon incantatoire de la belle diction des acteurs, et qui est plaquée-peinte sur un fond d’écran d’images, en sorte de "Coloured Plates", soient d’Enluminures qui illustraient jadis les ouvrages inspirés, et qui donnèrent leur titre à ce recueil poétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, nous avons vu le poète errer dans Londres, où il écrivit ses "Illuminations" en 1871, pendant sa liaison violente avec l’immense Verlaine, qui était en quête d’amours impossibles et bourgeoises aussi. Et qu’ils achevèrent à coups de flingue et de police. Tous se perdirent, dans cette histoire de destins errants, mais qui furent tant publiés à la fin. Aussi, comment ne pas être effrayé, si l’on songe que Rimbaud, le plus grand des poètes Ultima Poetas, a diffusé ses poèmes si librement et intimement vers ses amis, et dont certains mots, et peut-être des plus grands chefs-d’oeuvres, ont été perdus pour toujours aux fond de la poche des pauvres. Ce qui est un indice d’une parfaite similitude ou de la synchronicité de son art avec sa vie même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus profondément encore, on perçoit et on comprend que sa nouvelle esthétique est une nouvelle langue assez géopolitique, mais de l’ailleurs. Et qui nous dirait le secret du : comment sortir vite de ce monde en une vie, sa vie qui est la leçon. A la fin, on discerne bien le Rimbaud looser comme un grand oiseau baudelairien et paralysé par ses ailes immenses, quand il fut amputé par le cancer de sa jambe qui l’emporta à Marseille, et si jeune qu’il avait tout dit et même trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je suis allé au-travers de ce spectacle, ému dès les premiers vers, et j’étais sûr d’avoir vu le poète comme réincarné en cette trinité d’acteurs, et dans sa misère si sublime que vraie. Aussi, en sortant accompagné d’une muse parfaite, j’avouais avoir senti nos âmes comme si elle furent lavées et si neuves et plus fraîches, comme après une bonne douche de la Lyre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demian West&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Illuminations - Coloured Plates." création Arthur Rimbaud -Théâtre de la Ville Paris.du 16 mars au 1 avril -Mise en scène : Thierry de Perreti -avec Marie Denarnaud -Alban Guyon Thibault de Montalembert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Extraits choisis des "Illuminations" de Rimbaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Voici le temps des Assassins."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...nos horreurs économiques..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...sur la soie des mers et des fleuves arctiques..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Quand le monde sera réduit en un seul bois noir pour nos yeux étonnés..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...oh les pierres précieuses s’enfouissant et les fleurs ouvertes !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...Damas damnant de longueur..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...ils se pâmaient l’un contre l’autre..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les nuées s’amassaient sur la haute mer faite d’une éternité de chaudes larmes."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Il y a une cathédrale qui descend et un lac qui monte."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...la mélancolie lessive d’or du couchant..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...j’ai rencontré toutes les femmes des anciens peintres."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je suis réellement d’outre-tombe, et pas de commissions."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"A vendre l’anarchie pour les masses..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Elan insensé et infini aux splendeurs invisibles, aux délices insensibles..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"A l’esprit des pauvres. Et à un très haut clergé."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Ce soir à Cicerto des hautes glaces, grasse..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...nous voyons passer dans le ciel de tempête et les drapeaux d’extase."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...et le chant clair des malheurs nouveaux !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...les centauresses séraphiques évoluent parmi les avalanches."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...une mer troublée par la naissance éternelle de Vénus."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...je suis descendu dans le mouvement d’un boulevard de Bagdad..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...un Nabuchodonosor norwégien a fait construire les escaliers des ministères..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...des quais chargés de candélabres géants."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...se dirigent vers une diligence de diamant. Quelques divans de velours rouge..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...les boutiques doivent contenir des drames assez sombres."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Peut-être les gouffres d’azur, des puits de feu."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J’ai tendu des cordes de clocher à clocher ; des guirlandes de fenêtre à fenêtre ; des chaînes d’or d’étoile à étoile, et je danse."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Quelles violettes frondaisons vont descendre ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Un envol de pigeons écarlate tonne autour de ma pensée."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La musique savante manque à notre désir."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...un joli Crime piaulant dans la boue de la rue."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"De petits enfants étouffent des malédictions le long des rivières."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"...glaces convexes, les panneaux bombés et les sophas contournés."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Et la nouveauté chimique..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La terre avait des versants fertiles en princes et en artistes..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arthur Rimbaud "Les Illuminations".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demian West &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-114354618396653878?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/114354618396653878/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=114354618396653878&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114354618396653878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114354618396653878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/03/les-illuminations-coloured-plates.html' title='Les Illuminations -Coloured Plates -Création Arthur Rimbaud'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-114268637243918369</id><published>2006-03-18T04:50:00.000-08:00</published><updated>2006-04-13T12:13:26.730-07:00</updated><title type='text'>La Peur des Oiseaux</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/khnopff.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/khnopff.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;D’aucuns l’appellent une peste des oiseaux, et tous les médias disent : la grippe aviaire est là ! Tous alors, d’observer et d’étudier le vol des oiseaux, et leurs parcours migratoires, pour prévenir et circonscrire la maladie et probablement pour conjurer la grande peur d’une nouvelle pandémie qui nous emporterait, à ce qu’on dit, dans l’hécatombe de millions d’individus. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Depuis les années 80, au tournant de la fin de la guerre froide, nous nous sommes comme tournés vers de nouvelles peurs bien vastes, pour y prendre à nouveau nos aises. Et, nous vivons en des modes des contaminations fantasmatiques qui sont aussi des peurs hypertrophiées : d’abord du sida, puis, de gonfler la plus terrible panique de la vache folle, pour nous envoler, maintenant, vers cette peste qui nous promet des chiffres à des hauteurs et à des vastitudes insaisissables, en manière de train fantôme qui s’échapperait en montagnes russes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, nous montons vers des altitudes qui semblent plus favorables à la peur et comme pour filmer un nouveau thriller hitchcockien...des oiseaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, nous n’en sommes pas encore, aux terreurs paniques qui prenaient des régions et des villes entières, dans l’Antiquité. Montaigne nous le rappelle : des populations entières de grandes cités se jetaient à la rue, subitement et sans raison, et s’entretuaient comme enragées. C’est pourquoi, ces événements ont été peu commentés, tant leur souvenir effrayait encore. On ne comprend toujours pas, alors que nous venons de voir des émeutes considérables resurgir, mais dans d’autres contextes plus idéologiques et religieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tenter de maîtriser ces grandes angoisses de masses : il était une pratique dans l’Antiquité, qui consistait à observer le vol des oiseaux pour en tirer, ou pour en lire, les augures ou les signes favorables ou néfastes pour la meilleure conduite de la société. En outre, les prêtres étrusques, ou haruspex, disséquaient les oiseaux : pour lire, dans leurs organes, les signes que les dieux y auraient laissés aux fins de communiquer avec les hommes, préalablement initiés à la lecture de ces mystères. Tout le bâtiment de l’Etat Romain était fondé sur cette croyance. Et, l’Empereur en était l’Auspicium ou l’Augure, c’est-à-dire le Pontife garant de la bonne marche de la société, dont il devait maîtriser la prescience des événements à venir. Toutes ses vertus romaines étaient en conformité avec la "Politique" d’Aristote : vers tous principes de précaution et de prudence, soit de prévision. Et, ce sacerdoce de l’Empereur impliquait aussi qu’il veillait, tout autant, aux bonnes moeurs, très différentes et plus machistes encore que les nôtres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les prêtres de ces rites, se réunissaient sur les sommets du paysage, pour être plus proches des dieux et de leurs messagers ailés ou angéliques. Puis, ils traçaient, avec un bâton, des limites dans le ciel. Alors, attendaient-ils le passage d’un vol d’oiseaux dans ce ciel circonscrit, pour interpréter ce signe, selon des formules de lois et des livres qui nous sont perdus, aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout comme eux : nos savants et médecins attendent-ils le vol des oiseaux pour les disséquer, et pour lire des suites favorables ou plus sûrement néfastes ou funestes d’une sérieuse grippe aviaire. Et, selon leurs prévisions, certes, scientifiques, mais dont les médias nous ont fait leurs lectures prédictives sur le mode fantasmatique, et bien avant l’heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi, on pourrait lire un autre signe dans ces pratiques : c’est-à-dire qu’il serait utile de rappeler que Freud est passé d’une approche physiologique des maladies nerveuses, vers son concept d’une analyse de l’âme, la psychanalyse, après son étude singulière de ces augures antiques, que nous venons d’évoquer. Et, c’est ainsi que sont nées, d’une part l’analyse de la signification des rêves, et d’autre part, les analyses de toutes les névroses qui bougent l’individu ainsi que les masses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandre le Grand arrêta son armée en marche, avant la bataille et sur l’instant, quand il vit un lièvre couper la route de son cheval Bucéphale. Car, c’était un signe de défaite annoncée par cet animal symbolisant la peur, en messager des dieux. C’est ce monde de la fantasmatique dont Sigmund Freud a peint la cartographie, où le plus petit et le plus faible, sinon le plus peureux, peut circonscrire le plus fort et le plus vaste. Tout comme aujourd’hui, un nombre si faible de morts, et encore d’oiseaux, pourrait nous laisser craindre de telles prédictions d’hécatombes en masses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, en dernier ressort ou moteur premier, c’est peut-être la peur de l’inconnu, bien qu’impondérable, qui nous meut le plus sûrement, puisque nous lui faisons nous-même une place en notre lit pour l’accueillir, et même jusqu’à coucher cette peur du côté que nous voulons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demian West&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-114268637243918369?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/114268637243918369/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=114268637243918369&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268637243918369'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268637243918369'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/03/la-peur-des-oiseaux.html' title='La Peur des Oiseaux'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-114268619987216759</id><published>2006-03-18T04:47:00.000-08:00</published><updated>2006-04-13T11:56:29.326-07:00</updated><title type='text'>Ground Zero Artistique en France</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le 16 février dernier, le Tribunal correctionnel de Lyon a condamné Thierry Ehrmann et sa société Art Price.com à 120000 € d’amendes, et à 75 € d’astreinte journalière, aux fins qu’il rétablisse l’état originel de sa maison bourgeoise. Thierry Ehramnn a fait appel suspensif, et donc, il pourra poursuivre la transformation déconstructiviste de sa propriété.&lt;br /&gt;C’est un projet à la dimension de ce leader mondial de la cotation en ligne des artistes et de leurs oeuvres, et des 50 artistes très-cotés, dont Ben Vautier le nouveau réaliste, qui lui font épaule pour démolir sa barraque...crashée par l’art. Ainsi, construisent-ils un véritable chef-d’oeuvre d’art brut, mais aussi de la plus récente tendance architecturale institutionnalisée : le déconstructivisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est donc pas une folie hasardeuse qui voudrait que l’homme le plus averti ès cotations des oeuvres, nous donnerait ainsi sa conception de l’art et même globale. C’est d’ailleurs cette seule extension spatiale si globalisante, que lui reproche le maire de Saint-Romain-au-Mont-d’Or dans le Rhône. Car, la construction, ou plutôt la déconstruction, déborde les 40 m3 qui furent préalablement autorisés pour cette oeuvre d’art, incontestable et incontestée par le jugement, si elle n’excèdait l’espace qui lui était réservé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Maison du Chaos de Ehrmann est transformée selon les dispositifs du déconstructivisme qui est un courant architectural, né au cours des années 80, dans les premiers murs de briques effondrés des architectures californiennes en trompe-l’oeil, comme en attente du vrai tremblement de terre : du Big One. Le tout s’est élaboré ou "effondré", sur le concept de la philosophie linguistique de Jacques Derrida, qui se voulait douter et déconstruire le discours rationnel convenu. Puis, lors d’une exposition au MOMA en 1988, Marc Wigley a défini son concept artistique et architectural : comme une critique constructive de tous les ordres et hiérarchies architecturaux, pour tendre ou pour tomber vers des formes d’apparences très-bricolées et désenchantées. On y perçoit donc explicitement, la critique désenchantée de la modernité autant que la fin des idéologies, selon le théoricien Jean-François Lyotard. En des discours architecturaux et artistiques qui ont été subtilement constitués en une esthétique négative, c’est-à-dire à contre-courant et qui ne se veulent plus une avant-garde. Pourtant, nous y voyons essaimer dans ces oeuvres de ce nouveau style et cet art international de Frank Gehry, de Tschumi et de Libeskind, des nouveaux accents très subtils et si chargés de beautés inusitées. Et, qui ravissent l’oeil à la manière des caprices de la Morale du Joujou de Baudelaire. Quand l’enfant, soit l’artiste, casse son joujou pour le plaisir du démontage, et qu’il renvoie directement aux conceptions romantiques des méditations sur les ruines, nostalgiques parce qu’à la recherche du temps qui fuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste que le discours de l’architecture parlante de la Maison du Chaos de Ehrmann est certainement plus gore et trash, et qu’il fait donc plus scandale que son déconstructivisme en soi, qui est, d’ores et déjà, assez institutionnalisé pour paraître accepté. Ce qui est plus singulier dans cet objet architectural, c’est sa surabondance en coulures de sang peint, aussi en citations carbonisées du Ground Zero. Pire encore : il ose même les portraits muraux des auteurs du crash du 11 septembre, ce qui choquerait à tout le moins. S’il n’y avait des foules de visiteurs qui s’y pressent tous les week-ends pour voir le monstre. Pendant qu’il s’espace et s’étend hors de son écrin d’amas et de débris, si choisis et disposés avec un art sûr de la provocation visuelle et intellectuelle, qu’il fait déjà le spectacle tantôt touristique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, il y a fort à parier, que les procédures qui sont intentées contre ce projet, stimuleront vraisemblablement cet effet corollaire. Car, c’est une coutume paradoxale et si bien connue en art, et a fortiori probablement connue par Ehrmann qui est aussi un habile homme d’affaire. Cette coutume qui voudrait que les détracteurs des oeuvres scandaleuses, en garantissent, du même coup, la meilleure information et la plus vaste publicité par leurs cris contempteurs, qui portent, finalement et plus sûrement, ces oeuvres jusqu’aux médias, et donc vers tous publics qui voudront les voir pour s’en accoutumer aussi vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demian West &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;article publié sur AgoraVox clic &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.fr"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;www.agoravox.fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="LIEN"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;img alt="Rédacteur Agoravox" src="http://www.agoravox.fr/IMG/report/icone_redacteur2.gif" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-114268619987216759?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/114268619987216759/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=114268619987216759&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268619987216759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268619987216759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/03/ground-zero-artistique-en-france.html' title='Ground Zero Artistique en France'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-114268518604828216</id><published>2006-03-18T04:30:00.000-08:00</published><updated>2006-04-13T11:57:00.550-07:00</updated><title type='text'>ProNetariat et KomInternet</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/v??sale1.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/v%3F%3Fsale1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La modernité occidentale des arts et des techniques s’est bâtie à la traîne de la figure géniale de Léonard de Vinci, qui vécut plus de ses revenus d’ingénieur de la renaissance, que de ses oeuvres d’art. Et, comme l’a confirmé Théodore Adorno le théoricien des arts, l’artiste ou l’art est toujours représentatif du pouvoir en place. Ce fut aussi vrai, pour le "Salon des Refusés", au XIXème siècle, où l’on put se presser pour y voir le scandale que firent les oeuvres de Manet, qui étaient plus que tolérées par le pouvoir qui en visita les allées complices. En réalité, ceux qui se moquaient des oeuvres impressionnistes, venaient là pour goûter aux transgressions des conventions, sous l’oeil bienveillant du pouvoir et sous les cris de la Presse qui ajoutaient au spectacle. Car, l’époque était à la recherche effrénée de nouveautés. On le constate aisément, les rapports entre les arts et le pouvoir, est plus complexe qu’il y paraît, et bien plus que la Presse de chaque époque voudrait bien le montrer. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Plus près de nous, le Président Pompidou raffolait d’art contemporain, bien qu’il penchait du côté conservateur. Aussi, toute la mythologie artistique des années de l’après-guerre se fit-elle sur le mode érotique, mais aux accents paradoxaux très religieux ou cultuels. En effet, Marilyn Monroe fut comme la nouvelle incarnation de la Vénus pandémos des romains, soit la Vénus du peuple et opposée à la Vénus des esthètes plus intellectuelle : la Vénus Ouranos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus avant, Warhol, qui fut le plus grand artiste de l’art contemporain de l’après-guerre, communiqua sur ce mode de la starisation, et il y convia chaque individu, pour qu’il ait son quart d’heure de célébrité télévisuelle : ce qui se réalisa dans les décennies qui ont suivi sa prophétie. De l’autre côté en Europe, le plus grand artiste reconnu, Joseph Beuys aimait à dire que "Chaque homme est un artiste" (Dokumenta). Et, ces deux attitudes ou positions artistiques de théoriciens furent les deux ouvertures de l’art vers chaque individu, et qui ont mené à l’appropriation des réseaux artistiques par tous individus . Et, dès les années 1990 , le médium informatique puis l’internet ont finalement amené le cybernaute au pouvoir, soit, d’une part, l’individu conducteur de sa machine, et d’autre part, les fabricants des machines et des canaux de ces flux, vers l’avènement de la réalité virtuelle où tout paraît enfin possible. Et, comme si chaque individu avait son autel du culte de cette parousie, chez lui. Une démocratisation de l’art depuis les grandes villes dont les nouvelles cathédrales artistiques sont les Musées d’art et contemporain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce développement pour dire, aujourd’hui, que le projet de loi DADVSI et sa problématique autour du droit d’auteur ne parviennent plus à cacher des mouvements qui remuent au fond, et qui sont bien plus importants et vastes qu’ils paraissent, car ils expliquent les passions et la fantasmatique qui sont manifestement en jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vrai problème semble résider, bien plus, dans le noeud d’une dématérialisation des oeuvres d’art qui agit en fait comme une sur-matérialisation de ces objets de l’internet. Car ces objets et oeuvres d’art sont dématérialisés, mais dans le même temps, qu’ils sont diffusés partout et donc plus matérialisés encore qu’auparavant. Et, par conséquent suscitent-ils une sorte de culte, sur le mode de la dévoration simultanée assez warholienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, l’histoire nous a appris à nous méfier de ces changements trop brusques dans les arts et les techniques, et dans les effets ou dévorations qu’ils apportent sur l’échelle plus globale du champ social. En effet, dans les années 30, les avant-gardes dada et post-dada, le futurisme, le constructivisme russe et le Bauhaus allemand ont tous été en lien avec les mouvements révolutionnaires, que ceux-ci aient été de droite ou de gauche, et en leurs débuts quand ces révolutions voulaient avancer et s’imposer, sous le couvert et sous les apparences de visages progressistes. Mais, dès lors, que ces pouvoirs politiques ont dû s’aligner sur les goûts des masses et donc pour en obtenir les succès qu’ils en espèraient par les dispositifs démagogiques, il s’ensuivit une répression inattendue et brutale contre tous les artistes des avant-gardes. Lesquels ont dû quitter l’Allemagne vers les Etats-Unis, comme Mies van der Rohe, le dernier directeur du Bauhaus fermé par la dictature. Tout comme Malévitch fut brisé par le communisme qui s’était détourné vers le réalisme socialiste. Enfin, comme le futuriste Marinetti fut éliminé par le fascisme italien. Alors, qu’ils étaient tous en négociation avec ces pouvoirs, jusqu’à la compromission parfois, pour trouver les moyens et les réseaux du pouvoir aux fins de mettre en oeuvres leurs visions de nouvelles sociétés, souvent trop utopiques. Ainsi, ces pouvoirs politiques contraignants des années 30, ont-ils tenté de préempter les pouvoirs, quasi magiques, et les compétences de ces artistes, car ils étaient considérés comme les créateurs des nouveaux schémas de nos sociétés en transformations, que l’on pouvaient voir dans leurs tableaux mêmes. Le Corbusier, qui était architecte et, dans le même temps, un peintre qui expérimentait son architecture dans ses tableaux, en est la figure emblématique..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste que, l’histoire ne refait jamais le même tableau, et l’internet est un nouveau médium qui a sa singularité très précieuse et spécifique, c’est-à-dire qu’il promeut davantage le caractère furtif et comme non-localisé de l’artiste ou du cybernaute, qui se rejoignent et se confondent, dès lors. Selon le théorème de Beuys : que chaque homme pourrait devenir un artiste communiquant devant son ordinateur. Ce qui change toute la donne et la cartographie sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conséquence, il est probable que le "pronétaire", selon les nouvelles conceptions de Joël de Rosnay, puisse s’imposer, plus aisément et grâce à la spécificité même du médium. Plutôt, qu’on verrait advenir un pouvoir de masse ou plus global, qui serait une sorte de "komInternet", si l’on peut dire, et contraignant. Comme nous en voyons déjà des prémisses à l’oeuvre, dans les propos de ceux qui exprimeraient des revendications plus totales du genre : "Nous sommes les plus nombreux, et donc les artistes doivent-ils se plier et accepter une licence globale par la force du plus grand nombre". Ce qui, à notre avis et notre développement, entrerait en contradiction avec les principes mêmes du médium internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, comme le disait Mac Luhan" le message c’est le médium", c’est-à-dire que la télévision dit et communique la télévison ; la vidéo dit la vidéo et l’internet dit l’internet. Et donc, le net dirait-il le furtif et le non-localisé, plutôt que la masse indifférenciée et autoritaire : et c’est notre chance aussi notre espoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si le nouveau pouvoir, et donc les arts qui le représenteront, se dégageront, mais à l’issue de la confrontation à laquelle nous assistons, aujourd’hui, entre deux pouvoirs : d’une part le pronétariat des individus, opposé à une sorte de komInternet global, d’autre part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, tous deux issus du premier cercle, soit de la fabrique de l’internet qui est une sorte de nouvelle fabrica de l’homme vésalien, en écorché mais sur le mode dématérialisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, semblons-nous gesticuler pendant qu’en réalité : c’est , peut-être, le médium lui-même, l’internet qui déciderait déjà de ses propres modes de diffusion de l’art et des objets qu’il véhiculera, avant de nous véhiculer nous-mêmes dans nos propres flux. Et, finalement, pour notre plus grande et sûre conjouissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demian West &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;article publié sur AgoraVox clic &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.fr"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;www.agoravox.fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="LIEN"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;img alt="Rédacteur Agoravox" src="http://www.agoravox.fr/IMG/report/icone_redacteur2.gif" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-114268518604828216?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/114268518604828216/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=114268518604828216&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268518604828216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268518604828216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/03/pronetariat-et-kominternet.html' title='ProNetariat et KomInternet'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-114268478113887836</id><published>2006-03-18T04:24:00.000-08:00</published><updated>2006-04-13T11:57:32.846-07:00</updated><title type='text'>Mozart copié-collé</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Un génie imprévisible s'égaie depuis quelques semaines, autour du débat parlementaire sur les questions du droit des auteurs. C'est l'année Mozart, dont on nous assure le culte commercial dans toute la catholicité des supermarkets. En effet, il est question, dans les deux débats, dont nous parlons, de satisfaire le plus grand public au moindre coût.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;Comme le nom ou la marque "Mozart" est libre de tous droits et de copyright, tous peuvent s'en emparer, pour vendre leurs produits, les plus étrangers à l'art mozartien, alors copiés-collés ou ajoutés de la valeur quasi-divine de l'image de l'enfant miraculeux. C'est, en quelque sorte, le génie manifeste de la copie illimitée en têtes de gondoles, depuis Salzbourg jusqu'au Bout-du-Monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ne pas voir, dans ce phénomène marchand, la meilleure expression ou la plus large illustration, de cette nécessité contemporaine qui presse tous les consommateurs de musique, et d'autres arts aussi, à dévorer de l'art librement, en tentant d'éluder la question du paiement d'une juste contrepartie aux auteurs, quand il s'agit de consommation par le biais de l'internet. Pour cette tendance: certes, il faut qu'il y ait des artistes, donc qu'il en vive, mais comme distribués à tous et pour tous "for free", ou pour si peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, cette débauche commune, sans retenue, réanime cette image, à une échelle globale sinon totale, du mythe de l'artiste romantique: pauvre et maudit, et si tourmenté par son génie, qu'il en devint étranger au monde, c'est-à-dire qu'il participerait d'une nature quasi surnaturelle, sinon divine. On dira qu'il vit d'amour et d'eau fraîche. C'est ce glissement de l'image de l'artiste qui nous le présente dans sa misère pré-supposée, comme si elle était la condition expresse de son génie. N'est-il pas animé par d'autres réalités plus subtiles ou éthérées? Et n'est-il pas soumis au seul régime de l'inspiration? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et même, ne se doit-il pas de nous diffuser ses visions, ou son art, pour rien ou librement, comme le ferait un prophète, voire un saint, en bon ascète frugal? Car, il nous parle de beautés que la nature ou la divinité, selon ce qu'on voudra, lui verseraient librement et qu'il devrait nous les offrir en retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont de telles images épineuses qui ont monté les via dolorosa d'un Van Gogh, mis en croix jusqu'au Japon où il est déifié pour cette cause-là, entre autres. Alors, que Vincent était bien entrenu par son Frère Théo, et donc, qu'il n'a pas souffert d'une sérieuse inquiétude pour sa survie. Et, notre petit Mozart n'est pas mort misérable ni maudit, mais bien ruiné au bout d'une vie d'éclate, du flambeur qu'il était, pareillement à toute rock star qui respecte son image people. C'est la période romantique qui a créé ce mythe du corbillard suivit par un seul chien, un symbole de fidélité qui était plus conforme au goût de l'époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'artiste romantique est un mythe du XIXème siècle, qui voulait insister sur l'individualité du génie, sa singularité ou son originalité, et donc son isolement de la société, jusqu'au dandysme de Wilde et de Baudelaire, pas si misérables du tout et même épris de luxe. Cette figure de l'artiste romantique s'est élevée en manière de parousie, tout au long d'un processus qui cherchait à combler le vide laissé par la perte des religions, après la Révolution Française. La transcendance de l'artiste était une nouvelle voie pour nous mener vers cet "ailleurs" rimbaldien, de l'intériorité psychologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cet imaginaire fantasmatique, le luxe et la misère sont souvent une coïncidence des opposés, qui évoque aussi la relation ambiguë entre le christianisme primitif et l'Eglise, entre le ciel et les ors. Et pour notre propos: coïncidence entre l'art et le Marché. Aussi, n'est-il pas troublant de voir ce mythe de l'artiste maudit ou romantique partout où il fait bien rêver, et donc bien vendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, ce mythe du génie romantique fait vendre, mais nous demandons à l'artiste original qu'il disparaisse aussitôt ou qu'il soit dilué par toutes les opérations du marketing du copier-coller. Alors que l'argent ne manque pas, puisque l'artiste original crée des richesses. Mais, nous exigeons qu'il soit en tous points conforme aux normes déflationnistes des canaux et des flux du Marché des nouvelles technologies. Et, nous créons, du même coup, une paupérisation de l'artiste qui entraînera l'asphyxie du Marché par manque d'art original et donc de profits, et vers la fin du consommateur d'art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi donc, l'image de l'artiste fait-elle vendre et consommer dans le Marché, mais en nous menant, dans le même temps, vers ce qui semble nos dernières contradictions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est que de constater qu'il se vend à Salzbourg des mortadelles "Mozart", et toutes sortes d'incarnations improbables du génie copié-collé, façon saucissonnage. Certes, selon le principe de Loewy, qui soulignait que "La laideur se vend mal", et que l'art ou le beau fait mieux vendre. Mais aussi, pourrait-on y entendre qu'en copiant-collant l'Art au Marché on vend mieux... n'importe quoi.&lt;br /&gt;Ainsi, irions-nous au bout de cette logique de notre société capitaliste et marchande au XIXème siècle, qui tendait, selon la prévision de Marx, à ce que le Marché de dévore lui-même à la fin: quand parvenu au dernier maillon de l'automatisation intégrale de toute la chaîne, il lui faudrait automatiser la consommation elle-même, soit le consommateur. .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et donc, automatiser la consommation...de l'art aussi. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ce qui voudrait dire: qu'à force de copier-coller nous verrons, peut-être, partout le même génie qui fait mieux vendre, pour nous goinfrer du même copié-collé de sa seule mortadelle façon Mozart, puis du dernier quelconque moche-art autorisé, et servi par les moteurs robotiques, non-plus de recherches, mais de recherches inutiles. Par le biais des canaux à flux perpétuels d'un unique boudin, certes libres ou gratuits, mais si imposés que pauvres, sinon misérables.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et ainsi de tout le reste...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il n'était le Droit des auteurs pour préserver la création originale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demian West &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;article publié sur AgoraVox clic &lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.agoravox.fr"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;www.agoravox.fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="LIEN"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;img alt="Rédacteur Agoravox" src="http://www.agoravox.fr/IMG/report/icone_redacteur2.gif" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-114268478113887836?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/114268478113887836/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=114268478113887836&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268478113887836'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268478113887836'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/03/mozart-copi-coll.html' title='Mozart copié-collé'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-114268458491232244</id><published>2006-03-18T04:21:00.000-08:00</published><updated>2006-04-13T11:58:03.786-07:00</updated><title type='text'>Disparition du duelliste spilberguien</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/weaver%20denis1.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/weaver%20denis1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;On se souvient encore de Dennis Weawer qui joua le rôle de David Mann, ce démarcheur de commerce traqué, sur la route sans fin, par un camion terroriste humanisé par la caméra de Steven Spielberg, dans son premier film en 1971 : "Duel". &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Cette création fut à l’origine un téléfilm, né d’une nouvelle de Matheson publiée dans "Playboy Magazine", et elle est considérée, par Spielberg, comme son premier grand film. Et, avec raison ! Quand on voit, qu’il avait projeté, d’emblée, tous ses dispositifs artistiques et son entière maîtrise, qui ont fait sa carrière. Tout d’abord, son plus habile jeu ou maniement de la caméra en mouvement, pour induire, dans l’esprit du spectateur, qu’il entre dans un flux narratif très psychologique. De plus, cette impression est soutenue et rendue, plus vive encore, par la voix-off qui nous restitue comme la pensée et les terreurs paniques de David Mann. Et, il n’est pas anodin que ce petit démarcheur anonyme, dans sa petite bagnole rouge flashy et minable, porte un tel nom, qu’il renvoie directement à l’homme même ou universel. Car, lorsqu’il sera pris dans le piège, comme tendu par un cerveau reptilien et plus encore mécanique, il devra se tourner vers ses ressources les plus fondamentales et sauvages, qui sont certainement l’universalité obscure en chaque individu. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Au préalable de ce combat pour la vie, Mann est un homme déjà pris dans la machine ou dans la fabrique sociale et familiale. Aussi, voit-on qu’il veut s’en libérer, d’une façon encore subliminale, quand Spielberg nous le montre au travers du hublot d’une machine à laver, pendant qu’il se débat au téléphone dans le cercle ou l’oeil de la tyrannie présupposée de sa femme. Puis, le démarcheur s’engage enfin dans le vaste paysage américain, qui, depuis les bons westerns à bride lâchée, est sensé libérer, un peu, la psyché. Subitement, dans sa voiture, il est pris au piège, dans le jeu pervers d’un camion aveugle, qui le poursuivra sans pitié et sans le laisser reprendre son souffle : comme le pire chat jouerait avec la plus petite souris, trop humaine. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Alors, Spielberg nous tourne, une à une, toutes les pages du manuel du pire tortionnaire psychologique, quand il est assisté par une grosse machine, genre camion aux mâchoires chromées et boueuses de la libido. Et, ça roule ! Tant et si bien, que nous en sommes cloués à notre fauteuil, tout par le tremblement et la panique. Et comme le ferait l’animal, le jeu ultime de Dennis Weaver hurle à la mort toutes les images atroces du dictionnaire médical illustré de nos phobies paniques devant un psychopathe inconnu. Mais, un tueur qui est, dans le même temps et comme il convient, notre semblable et donc trop équivoque. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;A la fin inabordable de ce duel sans pitié, Mann parvient à pousser le camion bestial dans le ravin. Et, il atteint, du même coup, un paroxysme extatique qu’on perçoit explicitement comme son orgasme, qu’on pourrait penser mystico-sexuel, tant le martyr retrouve une vie recomposée, grâce à toutes ses puissances premières qu’il a su refonder en lui, et par son seul combat. Il est trop conscient : qu’il a su vaincre son adversaire dans ce pire duel, au moment même, qu’il avait compris et surtout qu’il avait accepté, qu’il était seul face à son adversaire, donc totalement désocialisé. Autrement dit, quand il avait perdu tout espoir de trouver une quelconque aide extérieure. On dira : comme le premier homme a su vaincre la nature hostile, alors qu’il était la plus faible créature, et en usant des ressources de son intelligence. Et, plus encore : lorsqu’il est toujours seul face à la pire adversité, la mort, quoi ! D’ailleurs Spielberg, montre le conducteur du camion, en un seul gros plan de son oeil, ce qui ne permet pas de l’identifier. Plus tard, c’est ce plan qu’il reprendra dans "Jurassik Park", lorsque l’oeil en gros plan, soit le T-rex apparaît. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et, l’on se demande même, par ce jeu vertigineux du suspens hitchcockien, dans quelle mesure, Mann ne s’était-il pas conduit lui-même, résolument, vers ce scénario-là ? Dès lors, qu’il s’était engagé dans son désir et dans son comportement inconscients de changer sa vie, et vers de telles intensités. A tel point, que nous pouvons y voir une allégorie en sorte de "catabase", c’est-à-dire d’une descente à travers les enfers, carrément initiatique. C’est donc plus qu’une simple confrontation entre l’homme et la machine, que Spielberg et Weaver ont déposée dans cette allégorie, qui en devint fondatrice d’une école du cinéma au second XXème siècle. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est ainsi, que le jeu parfait de vulnérabilité de Dennis Weaver a su incarner ce mythe de la grande peur, qui voudrait fuir un psychopathe insoupçonnable. Un mythe qui a nourri la fantasmatique du cinéma américain, depuis cette époque, et qui est très parallèle au mythe des grandes catastrophes, stimulé par le "cinéma catastrophe", qui s’est imposé à la même époque. On peut y voir des films révélateurs de nos craintes, qui se seraient vite diffusés en des générateurs ou des transformateurs de nos peurs plus collectives et fantasmatiques encore. Tant et si bien, que ces mythes cinématographiques ont anticipé virtuellement les crash du 11 septembre. Ces crash "camescopés" qui allaient faire basculer réciproquement, et le cinéma vers la réalité, et la réalité vers le cinéma. On en conviendra aisément. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;"Duel" est donc un film qu’il faudrait revoir, pour mieux-mesurer et recadrer nos modes paniques contemporains, ou notre "fashion panique" contemporaine ! Et, faudrait-il le revoir pour saisir cette évolution qui mena le cinéma, qui est l’art du XXème siècle, à coller à notre réalité. Comme la carte, du fantastique Borgès, colle en tous points au terrain qu’elle veut représenter.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dennis Weaver était donc cet acteur sensible et vrai. Il était issu de l’"Actor Studio" et, certes, il joua dans des productions mineures pour la télévision, mais aussi dans "La Soif du Mal" de Orson Welles, ce qui n’est pas rien. Il est mort d’une longue poursuite en manière de cancer, le 24 février 2006 dans le Colorado, mais dans son lit : ce qui est la meilleure coutume pour tous ceux qui savent sortir vainqueurs d’un bon duel mémorable. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Demian West &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;article publié sur AgoraVox clic &lt;a href="http://www.agoravox.fr"&gt;www.agoravox.fr&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="LIEN"&gt;&lt;img alt="Rédacteur Agoravox" src="http://www.agoravox.fr/IMG/report/icone_redacteur2.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-114268458491232244?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/114268458491232244/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=114268458491232244&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268458491232244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268458491232244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/03/disparition-du-duelliste-spilberguien.html' title='Disparition du duelliste spilberguien'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-114268439027203368</id><published>2006-03-18T04:18:00.000-08:00</published><updated>2006-04-13T11:58:39.793-07:00</updated><title type='text'>Le Portrait de Monsieur Ingres</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/bertin.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/bertin.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Jusqu’au 15 mai 2006 au Louvre, nous pouvons découvrir une rare rétrospective du peintre Jean Auguste Dominique Ingres, qui fut le plus grand peintre institutionnel du XIXème siècle, près de son rival Delacroix. Il est le phare alexandrin du classicisme académique idéalisant. C’est-à-dire, qu’il a tenté de représenter un idéal du corps, mais dans une vue la plus réaliste ou vraisemblable. Certes, la photographie fut inventée, dès les années 1830, mais son réalisme trivial ne pouvait satisfaire les peintres épris de l’idéal, selon les principes vinciens de la renaissance italienne, qui étaient toujours en vigueur, jusqu’à la révolution impressionniste. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La tradition académique, de Lebrun et du faste versaillais, avait relégué le portrait en un genre mineur, qui a pourtant nourri et qui a fait la notoriété de Ingres, cependant que la photographie le supplantait, tout au long du XIXème siècle. Mais, comme tout grand peintre, Ingres devait prétendre à sa reconnaissance dans le plus grand genre de la Peinture d’Histoire, dans ses sujets nobles et antiques et ses formats amples dans lesquels le regardeur pouvait s’immerger. Pourtant, il ne parvint jamais à la hauteur qu’il espérait, du fait de la critique trop mordante. Il reste que, le portrait de Monsieur Bertin est un chef-d’oeuvre de réalisme si puissant, qu’on voit encore le modèle avec une fraîcheur de vision qui sait traverser le temps ; et, simultanément, il est un grand morceau de la Peinture d’Histoire, puisqu’il nous dépeint un grand patron de Presse qui paraît aussi l’icone même de son époque. Car, c’est toute la bourgeoisie industrielle que l’on perçoit dans cette assiette ou la pose si arrogante de ce self-made-man. On le voit : Ingres a certainement anticipé la révolution du réalisme de Courbet qui a transgressé les limites des genres en peinture, par-delà les critères rigoristes de l’académisme. Autant qu’il a anticipé, d’une certaine façon, la noblesse antique du bourgeois, perçue et théorisée par les textes sur la modernité selon Baudelaire, et qui ont ouvert la voie à Manet et aux impressionnistes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et,comment ne pas voir dans les portraits intimistes ingresques, les annonces de la "manière claire" de Renoir, dans ses portraits d’enfants et de femmes aux carnations nacrées si savantes de sensibilité ? Toutes oeuvres qui doivent beaucoup aux parfum rococo des portraits intimistes de David, le plus grand peintre d’Histoire et reporter de la Révolution, qui fut le maître de Ingres. On le voit : la peinture ingresque et le portrait oscillent entre les icônes selon la manière emblématique du portrait leitmotive d’un Che Guevara, au XXème siècle, et les portraits plus sentimentaux de l’instantanéité familiale de la vie intime. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Plus loin encore : la ligne régulatrice ingresque et l’esthétique très léchée ou lissée de ses portraits de femmes, aux étoffes sensuelles et aux chairs soyeuses, a probablement anticipé l’invention de l’art abstrait, au tournant du XXème siècle. Car, il est admis, aujourd’hui, que les premières oeuvres de l’art abstrait sont nées dans les esquisses et ébauches dans l’atelier de Gustave Moreau. Ce peintre symboliste qui fut très influencé par son ami Théodore Chasseriau qui fut élève de Ingres. Ainsi, ce style ingresque, épuré et très rationnel, ajouté des courbes sensuelles de la femme idéale ont mené, par divers détours de Turner à Monet, vers la peinture de l’abstraction des premières aquarelles abstraites de Kandinsky, dans les années 1910. Et, vers les années 1970, cette ligne de force nous a donné les plus belles oeuvres de l’hyperréalisme américain de Richard Estes : certes, hyper-photographique, mais aux couleurs pures en aplats, si riches en abstractions platoniciennes ou philosophiques. Ainsi, à la lumière des oeuvres de Ingres et de sa postérité, pouvons-nous saisir qu’il ne saurait y avoir aucune vraie contradiction de fond, inhérente aux deux approches picturales, soit réaliste soit abstraite. Et, c’est bien un apport majeur et révolutionnaire inattendu chez Ingres, le plus grand des classiques. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pareillement, son approche de la Peinture d’Histoire s’est faite selon deux modes, soit intimiste soit prestigieux ou grand. Les conquêtes napoléoniennes de l’Egypte avait favorisé la naissance de l’archéologie moderne et le goût des recherches historicistes de l’Antiquité et médiévistes. Selon cette mode continentale, Ingres a peint, d’une part, des scènes de l’art dit troubadour, pré-romantique et féminisant ou sentimental. Et d’autre part, il a tenté des allégories, illustrant l’Antiquité, et si grandiloquentes qu’elles ont installé le style dit "pompier", à cause de ses effets rutilants évoquant des reflets et des éclats de lumière sur les casques de pompiers, que nous pouvons voir dans les oeuvres ultérieures, de ses élèves, exposées au Musée d’Orsay. Car, Ingres fut un maître incontestable de tous ces courants et pour toute une génération de peintres, qui furent aussi ses élèves écrasés par son génie, et terrorisés quand le maître autoritaire entrait dans la salle de cours ou l’atelier. Car, il décidait d’une carrière d’un simple regard sur une toile hésitante de rapin, et sans qu’il dise un mot, dans un silence de vénération qu’on lui supposait pour des siècles, avec raison. Finalement, c’est Delacroix qui osa, déboulonner la statue, si fixe que sclérosée, quand la critique de Baudelaire avait consacré et installé le rival dans son nouveau pouvoir. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais, il faut se souvenir, que : sans les déformations voluptueuses des nus ingresques, Delacroix ne pouvait tenter ses déchaînements du premier orientalisme. Aussi, luttèrent-ils ensemble pour la suppression du jury du Salon en 1848. Souvenons-nous également que, sans l’exactitude vétilleuse des dessins de Ingres, Toulouse-Lautrec ne pouvait libérer sa virtuosité du dessin, à ce premier rang de précision, encore moins les nouveaux illustrateurs américains. Enfin, le Bain turc, qui est sa dernière toile en manière de testament Ingresque, nous donne-t-elle à voir une ultime débauche de chairs offertes en sorte de rêve érotique détaillé, enfin dévoilé sans retenue comme un fantasme, et qui est la leçon véritable de Ingres, que nous pouvons recevoir, aujourd’hui. Puisque, nous savons que les vieux artistes sont les meilleurs quand ils se lâchent, sans plus d’égard pour les conventions. Et que, les grandes révolutions artistiques ne consistent souvent, qu’à tuer le père saturnien, pour en couper et bien-prendre toute sa puissance : soit son génie dans son plus sûr geste virtuose. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Aussi, pouvons-nous conclure en allant voir cette exposition, pour tenter de mieux comprendre et mieux voir les deux visages de ce génie. Pour revoir son oratoire ou sa peinture léchée et lisse de son art officiel et bourgeois, qui a garanti sa carrière et la place sociale qu’il revenait à son génie. Et d’autre part, pour visiter son laboratoire ou ses études et ses dessins, qui expriment, plus sûrement, sa pensée la plus intime, transmise par ses générations d’élèves, dont Picasso : c’est-à-dire le vrai portrait de sa vraie personne, que nous pouvons enfin reconnaître grâce à cette rétrospective révélatrice, comme nous avons vu et rencontré le vrai Monsieur Bertin. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Demian West &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;article publié sur AgoraVox clic &lt;a href="http://www.agoravox.fr"&gt;www.agoravox.fr&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="LIEN"&gt;&lt;img alt="Rédacteur Agoravox" src="http://www.agoravox.fr/IMG/report/icone_redacteur2.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-114268439027203368?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/114268439027203368/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=114268439027203368&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268439027203368'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268439027203368'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/03/le-portrait-de-monsieur-ingres.html' title='Le Portrait de Monsieur Ingres'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-114268419467869487</id><published>2006-03-18T04:12:00.000-08:00</published><updated>2006-04-13T11:59:08.366-07:00</updated><title type='text'>Les Mythologies de Henri Cartier-Bresson</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/cartier%20bresson.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/cartier%20bresson.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Jusqu’au 9 avril, au 2 de l’impasse Lebouis dans le 14 ème à Paris, la Fondation Henri Cartier-Bresson nous ouvre la collection des oeuvres du photographe, en une première exposition de ses portraits de personnalités considérables. L’artiste nous y invite à entendre avec nos yeux : "Le silence intérieur d’une victime consentante", au gré d’une centaine de portraits d’artistes emblématiques, qu’il a pris et tirés, tout au long de sa vie, entre 1931 et 1999, et entre l’Europe et les Etats-Unis. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Cartier-Bresson aimait à dire que "Tout portrait est un autoportrait", selon le principe découvert et formulé par Léonard de Vinci. Mais, le photographe ne cherchait pas l’expression ou la pose, soit la mise en rôle de ses modèles. Plutôt, tentait-il d’obtenir une sorte de flux de leur personnalité, comme échappé pendant la séance, par leurs yeux, et au cours d’un long temps de ses approches savantes, ou d’emblée par surprise. Ainsi, avant même d’entrer dans l’intimité des Joliot-Curie, et de leur parler, il a su les capter au seuil même de leur porte, et sur l’instant qu’elle fut ouverte. Et, l’on voit, sur le tirage photographique, leurs regards stupéfaits autant que résignés : comme il convient à des découvreurs, devant toute réalité nouvelle et jamais vue.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;En revanche, le portrait d’Ezra Pound fut une longue séance qui dura des heures, jusqu’à produire cet air de sage moïsiaque, à l’artiste illuminé par son nimbe surnaturel. En vérité, Henri Cartier-Bresson a, en quelque sorte, tenté de nier la caméra, pour en faire, paradoxalement, le meilleur usage. Aussi, a-t-il voulu nier, ou contourner, la ressemblance photographique pour y ajouter l’art : c’est-à-dire nier le portrait, pour exprimer toute l’intériorité de ses "victimes consentantes".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dès les années soixante, Cartier-Bresson délaissa la photographie pour revenir au dessin, mais il continua de tirer des portraits. Comme pour mieux exprimer le lien, ou la couture étroite, qui assimilait toujours sa pratique du portrait à son art pictural ou à sa peinture. Aussi, en tant qu’une pratique philosophique qui interroge le modèle, et qui lui demande de donner toute son intériorité : soit sa personnalité intime. Pour l’obtenir, le photographe devait ruser de stratagèmes nombreux, pour aider les modèles à se révéler, ou à être tirés, si l’on peut ainsi dire. C’est une manière d’art photographique, qui paraît comme une rencontre fortuite, en sorte de pré-concept très poétique. Cartier-Bresson aimait les idées, c’est-à-dire ce qui était non-formulé avant le conçu, ou avant le réel des formes. Comme le montre la prise de la photographie des Joliot-Curie, que l’on pourrait dire pré-photographique. Tellement son tirage est emblématique de sa pratique : car elle fut prise avant d’être posée ou même pensée, à l’instinct. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et, lorsque nous croisons ces regards égarés de stars, dans leur époque, dont ils furent des emblèmes, nous ressentons que l’esprit de la photographie c’est : la rencontre fortuite de deux regards, comme une histoire d’amour qui se fait et se défait, en un clin d’oeil, mais qui restera bien-exposée sur notre fond d’oeil, tout au long de notre vie. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans le portrait de Piaf, on voit bien ce fluide qui s’échappe de la couche infra-mince du papier. On voit ce regard intact qui a voyagé dans le temps, sans avoir jamais perdu de son intensité première. Et, par-delà le "studium", c’est-à-dire l’art de la pose, selon Roland Barthes dans "La Chambre claire", on voit le "punctum" qui sort enfin la photo du champ, soit de son cadre. Et, qui est cette petite étoile de lumière, qui fait briller l’oeil, pour nous restituer l’âme directement dans la sténopé, ou le petit trou noir de la "camera obscura", qui devient alors notre oeil. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les flux de l’âme passent-ils, à nouveau, car ils sont toujours vivants, par-delà la mort. C’est tout l’oeil ou l’art de Henri Cartier-Bresson. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Demian West&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;article publié sur AgoraVox clic &lt;a href="http://www.agoravox.fr"&gt;www.agoravox.fr&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="LIEN"&gt;&lt;img alt="Rédacteur Agoravox" src="http://www.agoravox.fr/IMG/report/icone_redacteur2.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-114268419467869487?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/114268419467869487/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=114268419467869487&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268419467869487'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268419467869487'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/03/les-mythologies-de-henri-cartier.html' title='Les Mythologies de Henri Cartier-Bresson'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-114268385719957962</id><published>2006-03-18T04:08:00.000-08:00</published><updated>2006-04-13T12:00:37.346-07:00</updated><title type='text'>Droit d'auteur : Droit de l'Homme.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les débats menés entre les téléchargeurs et les artistes, vont, certainement, aboutir en une nouvelle formule de loi intégrée dans le droit d’auteur, et à l’issue d’une joute parlementaire. Mais, le tumulte et, parfois, la caractère radical de certains propos paniqués, de part et d’autre, démontrent que nous débattons pour des enjeux qui nous dépassent encore. C’est pourquoi, il serait utile de revenir aux principes qui ont déterminé sereinement le droit d’auteur. Et, pour cela, il est un ouvrage, que nous pensons, en tant qu’artiste et théoricien des arts, indispensable pour quiconque voudrait trouver une meilleure compréhension du droit d’auteur en France. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi, nous incitons tous les téléchargeurs et tous les artistes impliqués dans cette discussion, à lire ou à relire La Propriété Littéraire et Artistique par Bernard Edelman, qui est Docteur en Droit et avocat à la Cour de Paris, aussi philosophe. L’auteur nous y donne sa définition de l’oeuvre protégée par le droit d’auteur, qu’il a su dégager, depuis les structures élémentaires de ce droit, en une définition qui vient se placer au coeur même de la problématique actuelle. Selon Edelman, une oeuvre d’art est protégée en tant qu’elle est une "création réalisée par un travail intellectuel libre et s’incarnant dans une forme originale". C’est donc le concept même juridique de l’oeuvre de l’esprit. On le voit aisément : pour qu’une oeuvre soit une création, et donc pour qu’elle soit protégée par le droit, elle doit être manifestée dans la forme, et elle doit manifester, dans le même temps, une activité spirituelle, inventive et libérée, et qui doit exprimer de la passion même de l’auteur : c’est-à-dire que l’oeuvre est originée dans le caractère original de l’auteur. Le créateur d’une oeuvre en est donc son "père" substantiel et spirituel. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Plus avant : Bernard Edelman va au coeur ou vers la nature même de ce lien. Car, il n’hésite pas à extraire de ces concepts la nature consubstantiel de l’oeuvre avec son créateur. Et ce serait l’essence même de la loi, qui reconnaît la nature transcendantale de l’acte créateur, et qui en détermine aussitôt les conséquences les plus ontologiques pour l’art et pour l’auteur : une oeuvre est bien l’émanation de la substance la plus profonde de l’auteur. Elle n’est donc pas un objet trivial ou banal, mais bien l’objet le plus singulier ou l’original, nous dirions presque : vif. Et, Bernard Edelman annonce, de fait, ce glissement magnifique, que le droit d’auteur relève, tout simplement ou naturellement, des Droits de l’Homme. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi, il fait une différence qualitative remarquable, sinon considérable, entre les échanges déterminés par le droit d’auteur, et les échanges plus marchands du copyright. Pour le droit français, l’auteur ne peut vendre tous ses droits sans se renier lui-même : ainsi la loi a-t-elle même prévu qu’il soit protégé contre ses propres décisions, si elles venaient au rebours de ses propres intérêts, et par la force des pressions des positions dominantes des diffuseurs et des puissances marchandes. En revanche, pour le système du copyright anglo-saxon : tout artiste peut vendre sa création et il en perd, du même coup, toutes ses prétentions ou la paternité sur ses "enfants", qu’il aurait comme cédés. A la fin, pourrions-nous voir une création de Notre-Dame de Paris dont l’auteur serait Walt Disney et non-plus Victor Hugo, à moins que nous pensions avoir déjà vu un tel rebours ? Sitôt oublié. On comprend, aisément, la différence fondamentale qu’il y a entre ces deux conceptions du marché de l’art, ou entre ces deux mondes artistiques qui s’opposent. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, Bernard Edelman insiste-t-il sur les nouvelles formules de lois qui devraient apparaître dans le nouveau Marché numérique. Mais, il nous offre son regard placé, résolument, devant le dilemme où nous sommes pris, aujourd’hui. Et mieux encore : sans nous dire une solution, car il semble trop sage pour prétendre à décider dans cette affaire d’utopies qui se cognent si violemment. Toutefois, il nous incite à la plus grande prudence vers nos approches des espaces déshumanisants du Marché libéré, qui s’étendrait par le seul fait des possibilités techniques, mises en oeuvres par le fait accompli social, qui nous éloignerait vite de l’esprit humanitaire de la loi. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai, que nous devons songer à la protection de nos droits fondamentaux, et de notre image personnelle, qui est protégée tout comme le sont nos oeuvres de l’esprit. Et, nous pouvons, à la lumière des éléments et des réflexions ouvertes par cet ouvrage précieux, nous interroger quant à ce qu’il adviendrait de notre originalité à tous, soit à chacun, si le droit d’auteur était abandonné, de fil en aiguille, au profit du copyright dur. Serions-nous, bientôt, comme clonés et projetés en des espaces internet inabordables, où des techniciens agiraient sur notre image personnelle transformée, pour en concevoir nos clones virtuels qui seraient, peut-être, impliqués dans des actes que nous ne contrôlerions plus ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il nous suffit d’ajouter que, le plus grand artiste européen de l’après-guerre, Joseph Beuys aimait à dire que : "Chaque homme est un artiste". Et, donc devrait-il être protégé, ou, du moins, son image qui est son identité manifestée dans la forme, au même titre qu’une oeuvre d’art est protégée par le droit. On l’aura compris : la préservation du droit d’auteur nous concernerait tous et chacun, personnellement, à terme. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’évolution vers les nouveaux droits d’auteurs, droits des artistes, se fera, certainement mais plus lentement, car les enjeux sont trop profonds quand ils plongent en la personne la plus secrète. Et, il y a fort à parier que c’est la technique qui pourrait, d’abord, s’adapter au droit, comme naguère les plus puissants barbares se sont empressés de devenir patriciens romains, en regard de tous les avantages qu’impliquait cette plus sûre protection par la loi, qui nous garde encore des "barbaries" de toutes natures, que celles-ci soient culturelles ou techniciennes, sinon mécaniques. Car, si le plus grand nombre pouvait dicter, au droit ou aux artistes, et au détriment des plus faibles, serait-ce encore une démocratie ? Plutôt, serait-ce une démagogie si active et si précipité par les vitesses des nouvelles technologies, que le crash serait inévitable, dès que nous verserions dans le premier virage à négocier. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, Bernard Edelman nous dit-il, et dans son style persuasif de précision élégante, que nous entrons en plein dans la bataille mythique, entre le copyright -Microsoft et Mac- et les auteurs protégés par le droit d’auteur français. Selon l’issue de cette bataille, et si le copyright l’emportait, nous pourrions être installés dans un simulacre et dans le faux généralisé par des oeuvres dénaturées. Ce qui ne serait pas la fin de l’art, car il est des "oeuvres sans esprit" dans notre ère post-industrielle, mais, nous irions, à ce train-là, dans l’ère des "auteurs dépossédés".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Enfin, dans son ouvrage, Bernard Edelman a dévoilé, il y a plusieurs années déjà, cette stratégie que nous voyons, aujourd’hui, presser le droit d’auteur à céder son terrain devant le copyright, tout comme on mène une bête à son joug en lui caressant bien le front. Aussi, tous les droits voisins seraient-ils présentés comme une dérive nécessaire, mais en sorte de cadeau qui évoque le Cheval de Troie qui investira la place la plus précieuse, dès que la nuit et l’inattention seront venus. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais, nous pensons qu’il est probable que, d’ici la prise de ce marché-là, les artistes auront trouvé de nouvelles voies pour s’exprimer, et, peut-être, leur plus sûr sanctuaire sera-t-il l’art conceptuel : l’Idée. Ou bien, l’artiste créera-t-il pour lui-même, comme Montaigne a écrit ses Essais dans son refuge, loin de la foule. Il reste que, d’ores et déjà, nous pouvons légitimement craindre que la sphère artistique marchande et globale se paupériserait, plus certainement, par la profusion d’oeuvres sans esprit, et donc, qui ne diffuseraient plus ce caractère original libératoire, puisqu’elles seraient nées d’automatismes techniques et marchands, dupliqués sans fin. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Plus sûrement, l’art ne serait-il pas l’Humain lui-même, son originalité, sa souveraineté libre ? Et c’est tout ce que nos droits fondamentaux protègent contre les aventures des utopies, quand elles sont trop marchandes et ultra-technicistes. C’est la leçon que Bernard Edelman nous donne, dans ce livre qu’il faudrait avoir lu, pour entrer mieux-armé dans ce profond et vif débat, sur La Propriété Littéraire et Artistique qui a de l’avenir. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Demian West &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;article publié sur AgoraVox clic &lt;a href="http://www.agoravox.fr"&gt;www.agoravox.fr&lt;/a&gt; et référencé par Droit-Tic.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="LIEN"&gt;&lt;img alt="Rédacteur Agoravox" src="http://www.agoravox.fr/IMG/report/icone_redacteur2.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lire : Bernard Edelman : La Propriété Littéraire et Artistique ; Que sais-&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;je ? ; PUF&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-114268385719957962?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/114268385719957962/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=114268385719957962&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268385719957962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/114268385719957962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/03/droit-dauteur-droit-de-lhomme.html' title='Droit d&apos;auteur : Droit de l&apos;Homme.'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-113992883068392953</id><published>2006-02-14T06:52:00.000-08:00</published><updated>2006-04-13T12:01:09.220-07:00</updated><title type='text'>Burgaud night, good luck!</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Vrai, il était sur fond noir, sous un lustre ténébreux, comme pour nous dire des couleurs du malaise. Ses deux avocats massifs et mouvants, comme deux ailes de part et d’autre dans le dos, genre l’ange déchu, quoi ! Le bien et le mal scénographiés, comme à la télé. Vrai aussi, que le Président de la Commission parlementaire était montré sur fond clair, et pour les mêmes raisons, mais a contrario cette fois.&lt;br /&gt;Et là, ô mes frères et soeurs, je sentis bien quelque évocation des mises en scènes, que l’on pourrait dire maccarthystes, et parentes des chasses aux sorcières fantasmatiques. Assez, pour ne pas craindre qu’elles fussent peut-être volontaires, ou quelque chose comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah ça ! J’étais chez moi, c’est sûr, en liberté, comme qui dirait dans mon quant-à-soi. Genre mon vieil Alex de l’ "Orange mécanique", mais bien rangé des charrettes de ces terreurs paniques. On nous avait annoncé, façon de parler, de la bidonske bidoche bézoumni, à la téloche des familles. Un juge qu’ils allaient juger tzarrible... on allait voir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le visage de Burgaud dans le noir, était si blanc ou vert, enfin d’une couleur qu’on ne connaît pas trop, si nous ne l’avons pas déjà ressentie nous vider de nous-même : la couleur de la terreur. Au gré de nos souvenirs angoissés de noctambule, et d’abord si doucement mélancoliques, dans le tableau intitulé "Nighthawks" de Hopper en 1942 ; aussi, des lumières blafardes et soufrées des distorsions effrayantes de l’expressionnisme allemand, en noir et blanc ; enfin, le black and white si "love and hate" de la "Nuit du Chasseur", de Charles Laughton en 1955.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film noir qui nous narre la terreur d’enfants pris au piège, par un imposteur qui s’est introduit habilement, sous couvert des habits de l’autorité morale, dans leur propre famille. Et, dont la mise en scène dramatique nous dit, plus subtilement, des jugements hâtifs des maccarthysmes ; aussi, pour arrêter toutes les charrettes à la Burgaud, de celles que le juge mit en branle, quand-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car, nos glazes tivi-sidérés virent cette réthorique de la terreur, ou esthétique de la terreur, qui vira un peu à l’imposture : quand le juge fut maquillé comme en victime photo-anthropométrique, à la place la plus médiatique qui revenait plus certainement à ses victimes. Au moment, quand nous venions juste de sortir de la projection du film de George Clooney : "Good Night, and Good Luck", autour de Ed Murrow et de son émission "See it now" sur CBS, aux temps de la terreur du maccarthysme. Et, qu’il paraît, aujourd’hui, pour marquer les intolérances de notre époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vrai encore, que la plus forte esthétique de ces images filmées, puis télévisuelles, ajoute du malaise au doute. Parce qu’elles réaniment la scène primitive maccarthyste, en distribuant les rôles et places. Plus largement, quiconque apparaît sur l’écran, en pleine toile, y est forcément promu au rang de star, par le fait même hypnothique : qu’il soit accusateur ou qu’il soit victime. A fortiori, quand il est cadré en place de victime de la question, jusqu’à apparaître si vulnérabilisé qu’on le perçoit, à la fin, comme un enfant tremblant, et donc presque innocent : ce qui a été dit du juge, après cette prestation qu’il aurait demandée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est alors un effet de la télévision, que l’on pourrait dire : icônique. Et, un effet d’icône qui tourne toujours à la rédemption, hagiographique ou héroïque, du type en gros-plan télévisuel. Ainsi, est-ce une rhétorique de l’image qui sanctifie et blanchit, et qui semble favoriser les impostures les plus invraisemblables. Tout comme le ferait le plus habile et le meilleur des avocats. A la différence, qu’il y serait à l’oeuvre dans son plus noble office : ce qui n’est pas la meilleure raison de la télévision. Dacodac ? Ô mes frères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai enfin, que la justice appartient à tous. Mais sur l’écran, on nous l’a donnée à voir en juge-machine, selon le vieux fantasme napoléonien d’efficacité. Et, que ce juge avait viré si aigre d’insensibilité déshumanisante, pour, finalement, se ressaisir et se mettre en une place qui revenait à ses victimes. Et donc ce fut, d’une certaine façon, une chasse aux sorcières et une pseudo-victime, bien fictionnelles, qui semblent plus concurrentes du film de Clooney, qu’une utile expression de l’affaire réelle que nous attendions. C’est-à-dire qu’on nous montra une mise en scène qui renvoyait à une fiction, vraisemblablement destinée à nourrir nos dévorations, que l’on voulût tantôt éducatives, mais qui nous ont distrait, dans le même temps, des victimes réelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne pouvons douter qu’il résultera, de cette commission, quelque suite favorable et technicienne du Droit. En revanche, la réalité qui semble s’en dégager, tout-de-suite, de ces tivimages : c’est qu’on se gardera, maintenant, d’être happés par de quelconques chicanes juridiques. Ce qui est sage ! Mais aussi, pour ne pas risquer de tomber coupable bien qu’innocent. Autrement dit, le doute que tous réclamaient dans la procédure, et pour qu’il profite à l’accusé, est aujourd’hui plus étendu et espacé : mais probablement comme notre doute en la Justice même. Mis en scène dans le corps des juges, si humiliés et blessés en live. Ce qui n’était pas utile, mais qui fait image et de la plus forte impression et audience ! Si bien qu’il en naîtra aisément un nouveau mythe, et potentiellement actif dans toutes les familles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, ces icônes posent une vraie question : comment informer et montrer les dérives de nos grandes machines collectives, devenues trop complexes, pour que quiconque puisse prétendre encore les maîtriser ? Si peu qu’elles dévorent donc des individus isolés ou affaiblis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, peut-être, fallait-il montrer, en complément de cette imposture des images du juge Burgaud en pseudo-victime, les images introuvables parce qu’elles n’existent pas : des visages de la terreur des condamnés d’Outreau, pendant leur solitude la plus intime, quand ils étaient en face d’un juge trop jeune et trop mécanique. Mais, nous ne doutons pas qu’elles feront le scénario d’une fiction prochaine. En attendant, c’est le juge Burgaud qui nous les a montrées en les revêtant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, ces fictions-là nous montreront un jour, que, dans ces doutes des procédures cumulées, c’est la procédure elle-même qui devient un préjudice. Puisque, d’une part, le justiciable craint trop la fin, soit la décision qui le condamnerait à tort, soit quand il s’accuse lui-même des pires crimes qu’il n’a pas commis pour fuir ces pressions intolérables, soit quand il tente de se suicider, comme on l’a vu à reprises. Et pourquoi pas, quand il s’offre à la dévoration médiatique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une terreur de Justice bien-singulière dans notre République, où chacun tombe à la suite, et jusque devant les mâchoires des caméras. Tellement, qu’il nous faut espérer en une dernière Instance, plus au-dessus de ces terreurs paniques : la République, incluant nous tous... A-t-elle certainement tout prévu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vrai, je venais de voir ce film, la première du retour du vieil arroseur arrosé, mais d’un juge jugé ! Et, j’étais chez moi, en liberté c’est sûr, dans ce qu’on dit tantôt mon quant-à-soi ! Et j’ai dit en pensant, comme ça, que le truc genre terreur nous mènerait tous à mentir, tellement on aurait peur pour not’peau. Ce qui n’est plus karacho du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j’ai dit comme ça, en moi-même : vrai, si on s’en sort, ce s’ra la chance, quoi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demian West.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-113992883068392953?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/113992883068392953/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=113992883068392953&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/113992883068392953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/113992883068392953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/02/burgaud-night-good-luck.html' title='Burgaud night, good luck!'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-113974322411481681</id><published>2006-02-12T03:19:00.000-08:00</published><updated>2006-07-27T12:54:18.413-07:00</updated><title type='text'>Video Nam Jun Paik : Je vois Nam Jun Paik.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Video: je vois!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le créateur de l'Art Video s'est échappé du monde visible le dimanche 29 janvier 2006 à 8h à Miami: son moniteur et son image se sont arrêtés, comme s'il était mort, ou quoi ?&lt;br /&gt;A-t-on jamais vraiment su, si un dada ou néo-dada ou post-dada fût bien mortel?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le remarqua au sein du mouvement Fluxus: qui était une nébuleuse internationale d'artistes, entre les USA et l'Europe, puis vers l'extrême-orient, et inspiratrice de la beat-generation et de l'underground, avec Yoko Ono et John Lennon.&lt;br /&gt;Là, Nam Jun Paik créa l'art video avec Wolf Vostell, dès les années 60. Pour remettre en question la narration des images télévisuelles: et leur moniteur des images crachées qu'il fallait distordre, au plus vite, pour en circonscrire la toute-puissance bientôt en acte, partout dans nos salons des tivi-foot-familles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, avec l'ingénieur Shuya Abe, il inventa le premier synthétiseur d'images. Aussi, fut-il le précurseur du caméscope, quand il filma New York depuis un taxi, avec son Portapack ou la vidéo légère dont il fut l'inventeur: c'est le premier film vidéo "Café Gogo, 152 Bleecker Street" en 1965.&lt;br /&gt;Ce qui n'est pas rien!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, ses inventions et tous ses nouveaux modes de création, qu'il a su imposer, sont le tissus vif de toute notre communication globale. Depuis chaque individu filmant son feuilleton familiale et par aventure le crash des Twin Towers, jusqu'à leur destination vers les grandes machines audiovisuelles qui en sont raffolées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nam Jun Paik est intervenu, plus résolument encore, dans l'art contemporain, quand il enregistra des performances ou des happening; puis par ses recherches expérimentales qui ont mené, à droit fil, aux images en 3 D; enfin, dans ses installations ou sculptures vidéo qui sont exposées dans les grandes manifestations internationales, et dans tous lieux les plus prestigieux de l'art contemporain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous laisse ses installations et sculptures, qui sont un apport majeur à l'art d'aujourd'hui. Car, elles intégrent le spectateur dans un environnement d'images vidéo, afin qu'il puisse se questionner, en situations, quant à la valeur de ces images qui fabriquent notre monde contemporain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dire toute l'importance de cet artiste américano-coréen, qui nous a quitté avec une telle discrétion, que nous la trouvons si encline à nous inciter à des réflexions plus profondes encore, autour de son oeuvre à l'immense postérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jump to http://www.paikstudios.com/&lt;br /&gt;le site de Nam Jun Paik.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demian West &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Article publié sur AgoraVo c&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;lic sur &lt;a href="http://www.agoravox.fr"&gt;www.agoravox.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="LIEN"&gt;&lt;img alt="Rédacteur Agoravox" src="http://www.agoravox.fr/IMG/report/icone_redacteur2.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-113974322411481681?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/113974322411481681/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=113974322411481681&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/113974322411481681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/113974322411481681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/02/video-nam-jun-paik-je-vois-nam-jun.html' title='Video Nam Jun Paik : Je vois Nam Jun Paik.'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-113956270512984397</id><published>2006-02-10T01:09:00.000-08:00</published><updated>2006-04-13T12:02:19.556-07:00</updated><title type='text'>La Querelle des Images n'aura pas lieu.</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/images%20querelle.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/images%20querelle.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il est des similitudes dont l’Histoire est féconde, sans doute pour nous prévenir des errements aussi bien que pour nous ouvrir aux voies plus favorables du passé comme vers l’avenir. Ainsi, après que l’Empire Romain et chrétien de Justinien se fut scindé, bicéphale car trop vaste, en l’Empire d’Occident face à l’Empire d’Orient, il fut un temps dans la Byzance orientale quand l’empereur Léon III devint iconoclaste : c’est-à-dire qu’il brisa les images du Christ. Ce qui souleva sur l’instant des émeutes du vent populaire dont on parle encore, car si semblables à nos événements contemporains. Cette querelle des iconoclastes, contre les iconophiles, dura jusqu’au déchirement de l’Empire bicéphale, au gré des rétablissements du culte des images par deux impératrices femmes : Irène et Théodora.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;En amont des péripéties politiques de cette querelle, l’intention première du vandalisme iconoclaste fut plus conceptuelle et non-pas superstitieuse. Car, les élites voulaient un retour vers la piété des premiers chrétiens et intellectuelle assez. Et dans le même temps, elle voulurent procéder à une séparation politique entre l’Etat et le Culte. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et plus subtilement encore : ces élites intellectuelles d’Orient pensaient ainsi intégrer plus aisément les conceptions orientales juives et arabes pour séduire les populations de l’Orient. Il nous faut alors rappeler ici : que le refus des représentations imagées est un apport majeur de la conceptualisation hébraïque de la divinité unique, et qui nous ouvrit aussi les cieux de la conceptualisation en paradigmes, ou des Idées dans la pensée occidentale vers les Lumières. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les conséquences plus byzantines de cette querelle, si mémorable que traînée sur plus d’un siècle, furent la rupture schismatique de Photius, entre l’Empire d’Occident et l’Empire d’Orient, entre Rome et Constantinople en 867. Après que le pape romain Etienne II lâchat Constantin V, pour se mettre vite sous la protection gallicane de Pépin le Bref, puis de Charlemagne qu’il couronna Empereur chrétien d’Occident en 800, et qu’ils installèrent du même coup la première renaissance européenne dite carolingienne. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;A l’autre bord, on fut aussi boosté par cette querelle qui, dès 863, poussa Cyrille et Méthode à convertir et donc à unifier les pays slaves, jusqu’à faire trembler la muraille de Chine.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le tout des ces événements a été précipité sur un théâtre de siècles, dans une transformation qu’on nomme encore improprement : la chute de l’Empire Romain, et qui commença dès 476, par la destitution du dernier empereur romain d’Occident, Romulus Augustulus, par Odoacre. Et depuis, cet Empire n’en finit plus de trébucher pour aussitôt renaître, et à chaque fois : car ce fut plutôt sa lente diffusion ou sa transfusion qui s’écoula dans le monde entier, et dont on peut voir encore, de nos jours, les organes clonés dans les colonnades romaines des péristyles sans fin des banques monumentales à Washington, comme partout ailleurs. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et, on en vit si bien le retour de cet Empire-là, durant le XIXè siècle, quand il avait atteint à nouveau un tel apogée mondial, car si unifié par la force de l’Europe colonisatrice. Et, que tout-pareil, il se crasha aussitôt pressé dans une querelle des grandes familles règnantes, partout en cousinages si byzantins assez. Quand en 14-18, elles nous rejouèrent du coup, et au naturel, le début de la fin de leur Empire Romain moderne : le nôtre, quoi ! Notre déclin commença donc, par le déplacement de la tête de l’Empire aux USA, hors d’une Europe colonialiste, qui s’était disqualifiée et endettée elle-même aux yeux du monde entier, par son irresponsabilité manifestée par des massacres de masses, dus à sa révolution industrielle qu’elle avait lâchée en roue libre sur les champs de bataille. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il s’ensuivit très naturellement : le début de la décolonisation, qui se précipita en panique jusque dans les années 60. Après et dans le même temps, que le concept de Tiers-Monde, de l’indien Nehru, se monta en manière d’Empire d’Orient reconstitué et finalement si concurrent aujourd’hui de l’Empire d’Occident. Puisqu’il a su ouvrir le champ à une conscience mondiale islamique liée à d’autres rois des Orients, et marchands, qu’ils peuvent maintenant enfoncer notre industrie la plus dure si métallique comme l’acier. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On le voit bien, ces vastes périodes du temps se pressent à nouveau à nos portes, ou à notre portail internet des temps irruptifs de l’immédiateté, depuis la sphère médiatique des tivis replays satellitaires et par tous réseaux plus complexes de l’internet : c’est la différence majeure que les nouveaux média ajoutent au passé que nous évoquons. Et dont on ne saurait prévoir toutes les conséquences, hormis la précipitation du temps de nos événements contemporains. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mais, aussi ces histoires du passé nous rappellent-elles à escient : qu’il faut toujours nous garder de mal juger des oppositions aux images, qui semblent relever moins de la superstition que d’un désir légitime d’un retour vers des forces plus conceptuelles, et non-moins vives que les autres. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La Nature elle-même nous a conçus avec deux yeux pour mieux voir la profondeur du réel : nous offrant ainsi deux points de vue, d’une communauté de vision si nécessaire à notre meilleure appréhension du réel, comme en un respect prudent pourrait-on dire. Et d’une certaine façon, par ce retour à la méfiance envers le visible, comme un retour au verbe aussi, c’est-à-dire au recours aux mots et aux concepts pour maîtriser et calmer la charge des images trop immédiates, on peut y prendre conscience du danger des images : parfois hypnotiques ou fascinantes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ces icones pas si innocentes que ça ! Nous dirait l’Histoire. Et dont nous nous rendons esclaves à un certain degré, quand elles échappent à notre veille et donc aux civilités qui s’imposent entre voisins et amis sinon frères. Ce qui semble être le cas, dès que leur iconographie évoque trop, et malheureusement, les funestes représentations des juifs ou des sémites, selon les expositions anti-juives mises en oeuvres par les média pétainistes de la France de Vichy, si malvenues à toutes époques. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et, des images caricaturales dont l’ambiguïté piègerait quiconque y entrerait trop et trop vite, dans leur propos et dans les querelles qu’elles amènent. En tant qu’elles ont quelque teinture de provocation qui induit des blessures multiples des sentiments, aux bords et aux lèvres encore insoupçonnés. Comme si elles engluaient déjà, les parties en présence, contre leurs plus intimes et leurs plus profondes volontés silencieuses, et dans la belligérance dont on sait qu’on la regrette quand il est déjà trop tard. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une belligérance qui peut suivre tantôt la querelle des images qui ont déjà fait basculer ensemble deux Empires si entiers que mondiaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demian West&lt;br /&gt;Article publié par AgoraVox le 10 février 2006&lt;br /&gt;Cliquez sur &lt;a href="http://www.agoravox.fr"&gt;www.agoravox.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="LIEN"&gt;&lt;img alt="Rédacteur Agoravox" src="http://www.agoravox.fr/IMG/report/icone_redacteur2.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-113956270512984397?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/113956270512984397/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=113956270512984397&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/113956270512984397'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/113956270512984397'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/02/la-querelle-des-images-naura-pas-lieu.html' title='La Querelle des Images n&apos;aura pas lieu.'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-113956250215588042</id><published>2006-02-10T01:05:00.000-08:00</published><updated>2006-04-13T12:03:08.423-07:00</updated><title type='text'>"L'Âge d'or des science arabes"  à l'Institut du Monde Arabe à Paris.</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/IBN%20SINA.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/IBN%20SINA.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:78%;"&gt;Traduction latine du Canon d'Avicenne&lt;br /&gt;Ibn Sînâ (dit Avicenne), Al-Qânûn fî l-tibb &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:78%;"&gt;(Canon de médecine), &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:78%;"&gt;traduction de Gérard de Crémone (1114-1187). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:78%;"&gt;Copie du XIVe siècle, Paris.&lt;br /&gt;BnF, Manuscrits (Latin 14023)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;D’entrer dans l’Institut du Monde Arabe comme pour s’extraire, en somme, de ce tumulte entretenu autour de représentations entre deux civilisations, n’est pas le moindre intérêt de l’exposition intitulée "L’Age d’Or des Sciences Arabes" jusqu’au 19 mars 2006. Le parcours et la disposition des oeuvres de science, pourrait-on dire en pensant bien à de véritables oeuvres d’art dans le même temps, renvoie directement au propos de l’événement, qui se veut exprimer la globalité et l’universalité de la civilisation de l’islam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, depuis le VIII ème siècle et la Bagdad des Califats mécènes al-Mansûr et le grand Hârun ar-Rashîd, la belle langue cursive s’est éployée, d’une part, jusqu’aux confins de la Chine, et d’autre part aux portes passées de l’Occident en Andalousie. Là, dans cet espace sécurisé et marchand, quelques individus et artistes-ingénieurs se sont-ils approprié des libertés consenties par les puissants et si propices à l’expérience scientifique libératoire. C’est l’apport majeur de la culture islamique zénithale selon le commissaire scientifique de l’exposition Ahmed Jebbar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dispositif et la scénographie de sa démonstration, comme éclatés, nous mènent à comprendre que l’esprit arabe s’est approprié toutes les inventions utiles à la maîtrise de la Nature : le zéro des Indiens, les idées et livres de la mathésis des Grecs ainsi que la médecine d’Hippocrate et de Galien, aussi les mécaniques ingénieuses et même ludiques des Chinois et du grand Héron d’Alexandrie. Mais, ce vaste esprit arabe y ajoutait, au calcul indien et à la démonstration grecque, toutes les dendrites expérimentales aux fins de la maîtrise du monde par l’esprit scientifique et artistique, soit l’esprit ingénieux annonçant l’art universel d’un Vinci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, tous les domaines de la sociéte ont-ils été modernisés et mis en relations interdisciplinaires entre eux, pour avancer et étendre : une culture en civilisation mondiale consciente d’elle-même : l’astronomie, les mathématiques, la médecine aussi sociale, la chirurgie, la pharmacopée, et les arts liés à l’architecture et à l’urbanisme, la mécanique, et tous instruments de ces arts, etc. Tous bien-exposés à l’IMA pour qu’on puisse les voir si achevés même orfévris aux limites permises par leur époque. Des astrolabes en manière de bijoux, des cartes géographiques comme autant de tableaux et des livres ouverts sur des miniatures didactiques, enfin des motifs architecturaux si cristallins qu’ils s’espacent sans fin.&lt;br /&gt;On le verra : une poésie infinie émane de tous ces objets et de ces livres enluminés d’animaux fabuleux et de rêves mécaniques aux couleurs criardes encore vives aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tous ces objets et discours sont montrés là, pour rétablir, en quelque sorte, cette vérité qui dérange un peu en Occident : que les livres et le savoir grecs n’ont pas été "transmis" par les Arabes qui les avaient traduits et commentés, car ils pensaient l’Occident médiéval encore trop "barbare" ou si peu établi pour qu’il puisse en user sereinement. En revanche, de jeunes esprits, chrétiens comme Gérard de Crémone et des juifs très lettrés, qui aspiraient à s’affranchir vite de l’esprit médiéval, ont-ils su rejoindre par nécessité cette culture du sud, où ils se sont approprié ces textes d’Aristote et du savoir universel en les traduisant, et en intégrant au passage la science arabe de Ibn-Sina notre Avicenne et de al-Jazari, sans faire clairement toutes les distinctions paraventure, comme il en fut pour ces "chiffres arabes" mais d’origine indienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous en mouvement vers la Renaissance des artistes-ingénieurs vinciens en Italie et dans les pays du nord, puis vers l’épistémè de notre nouvelle Atlantide occidentale selon Bacon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, la civilisation de l’islam ne fut-elle pas qu’un lien entre deux mondes, mais bien un monde immense et vaste soit un univers, toujours en devenir, et le creuset d’une transmutation de l’antiquité en notre modernité. Et il serait vain de ne pas y voir une force toujours égale à l’Occident puisque identique en universalité, quand nous sommes pris en plein dans notre tumulte des civilisations qui relève plutôt d’une vive fraternité de pensées si l’on y regarde mieux. Comme on sent nous toucher au coeur, discrètement mais avec force, le sacré ou l’esprit humain émané depuis les objets précieux exposés dans cette merveilleuse exposition qui remet notre montre à l’heure azuréenne de notre midi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demian West&lt;br /&gt;Article publié par AgoraVox le 8 février 2006.&lt;br /&gt;Cliquez sur &lt;a href="http://www.agoravox.fr"&gt;www.agoravox.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="LIEN"&gt;&lt;img alt="Rédacteur Agoravox" src="http://www.agoravox.fr/IMG/report/icone_redacteur2.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-113956250215588042?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/113956250215588042/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=113956250215588042&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/113956250215588042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/113956250215588042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/02/lge-dor-des-science-arabes-linstitut.html' title='&quot;L&apos;Âge d&apos;or des science arabes&quot;  à l&apos;Institut du Monde Arabe à Paris.'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-113956212362181503</id><published>2006-02-10T00:56:00.000-08:00</published><updated>2006-04-13T12:03:42.300-07:00</updated><title type='text'>A &amp; C de Lewis Furey d'après Shakespeare</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/ac.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/ac.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;"A &amp; C" de Lewis Furey Théâtre musical d’après "Antoine et Cléopatre" de William Shakespeare Livret, musique et mise en scène de Lewis Furey. Adaptation française de Jean-Michel Déprats. Du 31 janvier au 11 mars 2006 au Théâtre de la Ville - Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’arrivée, on peut attendre de la chlamyde et de la toge romaines assez. Mais, nous avons vu du théâtre musical donné comme sur une scène d’académie de billard très enfumée d’un bon polar anglo-saxon, et bordélique des lustres funestes d’un lupanar peint par Toulouse-Lautrec. Puis, nous vîmes quelques spectateurs antiquaires fuir ces jeux louches, si tôt que leur enthousiasme puriste en fut blackboulé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car sur la scène, on chantait si bien, les amours sensuelles si people de Cléopatre et Antoine qui tournèrent vite à la comédie crashée. En des allures presque improvisées ou habilement déconstruites qui certes lâchèrent le texte de Shakespeare, mais hors de son temps et de son espace convenus : Et c’était bien ! et c’était ce que nous avons cru voir et probablement ce qu’il fallait mettre en scène aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au gré déambulatoire des citations visuelles de Kurt Weil et de Brecht, aussi des Opéras Rock des seventies, plus encore de séquences à la Kubrick parentes des sagas lucasiennes, nous avons été habilement menés par Lewis Furey, vers l’évidence que nos moeurs médiatiques sont trop proches encore des intrigues de palais très-antiques, pour faire l’impasse de cette interprétation déconstructiviste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’obscur Lépide y est en rôle dans une chaise roulante et il porte des lunettes noires, il nous parle par le biais d’un dispositif robotique ou bio-numérique : qui évoque délicieusement le sage aveugle Homère en sorte de Docteur Follamour plus Dark Wador encore, et qui doit beaucoup à la figure si médiatique, car prothétique, de l’astrophysicien Stephen Hawkins ; lequel, aujourd’hui, sait nous dire tout l’univers, depuis son corps mutilé si espacé par ses robots numériques. C’est un moment spectaculaire qui veut qu’on quittât le théâtre si l’on craint trop ces voyages gulliveriens et leurs chocs temporels, et du corps aussi. Tous les autres de la salle restèrent cloués-sanglés à leur sièges comme au parc à thèmes, pour y voir cette fresque des affrontements entre l’Orient et l’Occident, entre la passion et la raison comme à la maison devant not’télé de nowadaies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Histoire de nous faire des scènes de love : On y vit une Cléopatre qui sait bien rouler des mécaniques ; genre la femme du XXIème siècle, dirait Audiard. Super karacho et prête à toutes les manipulations ès serpents ; desquelles César, son général Marc-Antoine, et Octave étaient plus piqués qu’elle le fut à la fin. Tant qu’ils y burent ce doux venin un à un, pour en diffuser ensuite dans toutes les veines et venelles de leur Empire ; qu’il s’est bien-perpétué dans le nôtre puisque nous en redemandons sans laisser. Qui en douterait encore ? Ce fut ce tel quel rappel bien-singulier de notre siècle à la fin du spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car la leçon que ce drame ou que cette aventure nous donne à voir, et par la scénographie subtile de Lewis Furey : c’est qu’il est toujours une raison d’Etat qui est superposable aux passions déraisonnables de l’Amour. Mais en tous les cas, on en sort sans plus savoir lesquels ont commencé : si ce fut l’Amour ou l’Etat, Shakespeare ou Lewis Furey. Et ce semble bien l’intention de cette mise en scène assez forte en vertigo, comme un rapt organisé par l’underground depuis les seventies. Comme pour découdre du temps : car cette neuve mise en scène sut nous redonner ce moment du choc presque initial, et peut-être pareil à la sensation que d’aucuns purent vivre à la création de ce drame shakespearien de l’alcôvisme très-people. Création certainement aussi neuve à son époque que l’est ce crash de love et de Furey qu’on vit tantôt à Châtelet, et dont on sort sonné et si content d’en être sorti mais plus à l’intact : tant y a de blessés et de morts à la fin de ce brutal Shakespearien, comme si on y était quoi ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;br /&gt;Demian West&lt;br /&gt;Article publié par Agoravox le 6 février 2006.&lt;br /&gt;Cliquez sur &lt;a href="http://www.agoravox.fr"&gt;www.agoravox.fr&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="LIEN"&gt;&lt;img alt="Rédacteur Agoravox" src="http://www.agoravox.fr/IMG/report/icone_redacteur2.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-113956212362181503?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/113956212362181503/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=113956212362181503&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/113956212362181503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/113956212362181503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2006/02/c-de-lewis-furey-daprs-shakespeare.html' title='A &amp; C de Lewis Furey d&apos;après Shakespeare'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-112946780487910254</id><published>2005-10-16T05:36:00.000-07:00</published><updated>2006-12-05T01:58:00.706-08:00</updated><title type='text'>Un pharos philosophe qui fixe du temps...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/sevelec-couv-plaquette.jpeg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/sevelec-couv-plaquette.jpeg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/52sevellec.jpeg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/52sevellec.jpeg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; En arpentant quelque boulevard parisien on peut croiser ou suivre une grande silhouette aux allures de philosophe calme et navigant la tête au-dessus du vent de l'ordinaire. C'est ainsi que j'ai disserté calmement avec Ronan-Jim Sévellec, dont on remarque d'arrivée ses yeux d'un bleu empreint de vents marins si bretons, et tout de verre étranger ou spirituel ; mais vrai, comme s'il agissait depuis une autre dimension inconnue de nous et dont les effets nous parviennent trèstous rassurants.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Soudain, il nous délivre au tournant ses oeuvres incroyables et monumentales de ses univers liliputiens, qui nous grandissent sur l'instant et par le fait illusionniste. Elles dégagent depuis leurs matériaux intelligents, des arômes chargés de teintures d'une magie de dandies anglo-saxons; aussi des romans très chargés en impressions et images d'odeurs si fortes et opiacées ... baudelairiennes, des boutiques du coin de la rue et de nos rêves orientaux !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;C'est si petit et si parfait en tout détail qui tue ! c'est si beau de précision arrêtée et paradigmatique des lieux inscrits dans notre fantasmatique d'enfant : qu'on s'y exclame ! comme porté hors de soi par l'enthousiasme ; et parce qu'on partage immédiatement cet émerveillement avec leur auteur même, car il n'en revient toujours pas de ce qu'il crée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Oui, sent-on bien que Jim est créateur de ses boîtes des miniatures de ses lieux rêvés, mais aussi et art plus étrange : il crée d'une main semblable sa vie même de créateur, discrète et émouvante et donc la plus attachante. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Et finalement, son oeuvre est-elle propice au plus transformateur effet de surprise : l'émerveillement ou le regard retrouvé de l'enfant que nous étions tous, quand notre nez collé à la vitre du marchand de jouets nous entrions dans les petites maisons de poupées qui se font leur cinéma ... la nuit à ce qu'on dit de cette autre dimension. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Tout ça c'est dans les boîtes ... de Sévellec ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Telles de petites camera obscura et cinématographiques; et c'est aussi l'atmosphère que l'on rencontre autour ce personnage illusionniste et fermement artistique, comme un phare de la nôtre enfance ; et qu'il est bon de retrouver avant que nous soyons mis en boîte à la fin de notre dernier jour ... qui sera notre Maître-instant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Ronan-Jim Sévellec expose à Lyon au Musée International de la Miniature jusqu'au 15 avril 2006. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Et nous lui transmettrons vos commentaires.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-112946780487910254?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/112946780487910254/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=112946780487910254&amp;isPopup=true' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/112946780487910254'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/112946780487910254'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2005/10/un-pharos-philosophe-qui-fixe-du-temps.html' title='Un pharos philosophe qui fixe du temps...'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-112912348580107142</id><published>2005-10-12T05:36:00.000-07:00</published><updated>2006-04-13T12:05:40.916-07:00</updated><title type='text'>Frans KRAJCBERG : les arbres aussi font l'amour.</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/fkportrait4.jpeg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/fkportrait4.jpeg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/fkportrait3.jpeg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/fkportrait3.jpeg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;On sait les artistes doués pour la bagatelle car ... à ce qu'on dit : ils seraient pressés par une sensualité dévoratrice. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Celle-ci prend parfois des chemins singuliers et nobles d'un opiniâtre qui tente d'arrêter c'est-à-dire de maintenir la forêt sensuelle qui nous échappe dans un feu dévorateur. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;C'est Frans Krajcberg et son Amazonie exposée dans le Parc de Bagatelle : ses sculptures monumentales y sont installées tels des troncs et des lianes survivantes araignées comme par un feu détournées. Sous la peau en manière de charbon de bois reptilien, la couleur ou le sang du bois vivant et de la terre amazonienne y sont aussi le manifestoe de l'action écologiste de l'artiste : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;sauver la forêt qui est et sera notre vie, de toutes les façons.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;C'est très beau et si parlant sans parlerie ! Et ça remue tellement qu'en sortant on a "envie de faire l'amour !" oui vrai ! c'est un propos entendu. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La peinture y est identifiée avec le travail des natures -peinture naturante plutôt que naturée- et Krajcberg y confond naturellement toutes matières organiques et minérales. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;L'Amazonie violentée : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;C'est tout-de-même le continent et la forêt d'indiens antiques et nobles qui avaient créé une terre si fertile qu'on la considère aujourd'hui aussi vivante qu'un organisme animal : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;car elle sait se régénérer. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Identité : la vie artistique de Krajcberg y monte comme un bois en troncs solides et fermes :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Quand il signe un manifeste avec Pierre Restany des nouveaux réalistes chic'parisiens et qu'il reste à travailler dans la forêt même.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Quand, Don Quichotte des artistiques espagnolades sud-américaines, il sauve un arbre et qu'il le salue depuis et à chaque fois à passer devant lui sur sa route : on pressent la valeur et la puissance du petit humain qui résiste et dérange. Et, ça donne bien quelques idées subversives qui rendraient la vie plus cool et plus chaude dans le même temps, meilleure quoi ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Ainsi &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;l'artiste s'est-il engagé et dans le lieu même de la lutte fondamentale ou vitale et en de petits gestes simples qui sculptent bien la société de demain en manière de sauvetage-qui-peut : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;"...les arbres, les femmes et les enfants d'abord".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Donc : les arbres nous auraient dit ou nous auraient transmis, par leurs dendrites insoupçonnées en symbiose de nos dendrites plus nerveuses, l'envie irrépressible de mettre en plant des enfants pour perpétuer la vie. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Et cette invite à cette bagatelle-là, on la sent bien quand on traverse cette exposition aux douces odeurs résineuses d'aphrodisias vénusiennes. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Visitez le site-perso de Frans Krajcberg en cliquant maintenant sur : &lt;a href="http://lanore.club.fr/krajcberg/index.html"&gt;http://lanore.club.fr/krajcberg/index.html&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Photos Krajcberg.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:130%;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-112912348580107142?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/112912348580107142/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=112912348580107142&amp;isPopup=true' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/112912348580107142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/112912348580107142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2005/10/frans-krajcberg-les-arbres-aussi-font.html' title='Frans KRAJCBERG : les arbres aussi font l&apos;amour.'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-112861269295230828</id><published>2005-10-06T08:16:00.000-07:00</published><updated>2006-04-13T12:07:19.490-07:00</updated><title type='text'>Dada dada dada ...</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/bendamerce2.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/bendamerce2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/bendadader1.JPG"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/200/bendadader1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;BenDADA&lt;br /&gt;Le BendaMerce&lt;br /&gt;C'est Benoît&lt;br /&gt;Un truc com'ça&lt;br /&gt;Qui court&lt;br /&gt;Après Kurt&lt;br /&gt;La photo changera&lt;br /&gt;Tous les deux moa&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;C'est étranger mais c'est dada que rev'la ! Un graphiste remet ça du Merz à table et sucré-salé, chaud si que brûlant.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Il peint d'abord et parce que ça lui plaît !&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Oui et depuis longtemps not'Madame Mésédlapintursexuel, des sortes de phallus à peine en bandes dans ses sortes de bandes dessinées qui stimulent les vocations à dada. (non j'ai rien dit !)&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Et vlan ! il accrocha ça au mur pas des lamentations, et avec plein de ficelles qu'on a envie de tirer dessus et dessous elles. J'y ai vu des allusions des plus fines entremises en manière de tapis orientaux, que les drougyPotes du cheikh professe accrochaient en décors de leurs tentes au désert. Aussi, étaient-ils les meubles dans lesquels ont enroulait, pour les remuer en d'autres lieux déménageurs plus désertiques encore, les siens objets les plus rares et personnels. Enfin, les tapis étaient en usance de sols et même d'avions tout ce qu'il y a de plus plats et célérés dans les contes des arabiques razzias.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Maintenant le tapis dada : c'est un peu beaucoup la moquette où se crashent nos à-qu'a-rien en prime tivi, en sortie fin de piste non ?&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Un motif hypercritique des maxima dada quoi ! et not'Benoît Dedieu-Anglade l'a vu et l'a pris : contreGenre : pas vu pas pris, du moins à la télé des nouveaux testamenteurs.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Il m'a promis que la photo du gars un peu migraineux mais qu'on devine beau gosse bien affété, changerait tous les deux mois du calendrier Benoît XVI ou XXI j'saisplus de Nowadaies : mais peut-on faire confiance à un néo-post-dada qui fait des promesses d'ivrogne du dur ? &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Car, il réalise ses oeuvres avec une continence presque monacale et si insistante qu'elle enfoncera un clou bien-fixe dans notre bois tête-dure ... ce croiX-je. On y voit certainement une bonne volonté de construire de neuves espérances en collant, comme on peut c'est-à-dire de mieux en mieux et au plus près, ce qu'il reste de notre monde en décharge syphilisatrice.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Comme on dit pour toute expo dada : c'était bien Benoît ... mais surtout recommencez et vitement !&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Pour voir évoluer le "Bendamerce" cliquez sur:&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://bdedieuanglade.free.fr/bendadamerce/bendadamerce.htm"&gt;http://bdedieuanglade.free.fr/bendadamerce/bendadamerce.htm&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Ce lien évoluera pour proposer une visualisation interactive.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;dw&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Photos Benoît Dedieu-Anglade.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-112861269295230828?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/112861269295230828/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=112861269295230828&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/112861269295230828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/112861269295230828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2005/10/dada-dada-dada.html' title='Dada dada dada ...'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-112853878027714627</id><published>2005-10-05T10:58:00.000-07:00</published><updated>2006-04-13T12:09:30.666-07:00</updated><title type='text'>Starck Académie ...</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/starck3.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/starck2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/1600/starck%2021.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4344/1528/400/starck%2021.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il est ce lieu commun dans l'art contemporain : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;qu'on soit en cherche d'art dans le plus simple appareil. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Qu'un regard et le vent qu'il produit suffisent à donner à voir des images ou des peintures dans l'âme aussi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Monsieur Starck l'académicien se dit surModerne et postPostModerne. N'a-t-il point vu Jean Dubuffet, c'est-à-dire qu'il a vu le grand train de l'art du siècle before avant qu'il se crashât dans un non-lieu de son non-public.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Monsieur Jean peint dans de grands formats criards : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;sa tête-à-lui qui est grave parce qu'il cherche quelque chose dont il pressent l'évanescente écriture comme cette trace de krasif rouge. Si qu'il complique la geste car on ne sait dans quel sens il faut lire ce rouge texte à lèvres. Assez libidinal ce crois-je ... car j'ai vu sur son blog de bonne tenue à libidinales ... de belles jeunes académiciennes qui m'ont fait voir rouge et sans plus aucune ressource que je puisse maîtriser aucun sens : &lt;a href="http://www.aza999.blog.ca/main/"&gt;http://www.aza999.blog.ca/main/&lt;/a&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;A sûr c'est du net pas net du tout : &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;et allez-y vous perdre de ma part dans ses articles qui posent tous une bonne idée qui fuit sur l'instant comme le lièvre depuis son civet. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais, dans le même temps ce regard derrière le rouge semble très réflexif de soi-même. Les miroirs ne sont-ils pas des manières d'horloges aqueuses ? ou sortes de clepsydres du temps vertical, mystique quoi !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Ou "spirituel" comme dirait le vieux Marcel des cl&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;ans &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Duchamp qu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;ant il était encore à dada.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;On peut l'atteindre Monsieur l'académicien des Starck familles et lui parler, à la condition d'user d'approches respectueuses de l'invisible, solide assez autour ce personnage. Entre bonze karmapa et danseur shaman des performances qu'on n'oserait plus en not'temps des pétochards qui friment en chars sur les boulevards. On le consulte à Bastille les samedis où il se rassied, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;pour tantôt et en déjeunant dire l'avenir à d'aucuns de ses artistes qu'il qualifie de "membrure céleste" ce qui n'est pas un titre qu'on refuse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Et là je vous l'assure car je l'ai vu et entendu, il dit les choses qui viennent de l'avenir vers nous et avec une précision qui vous fait peur autant qu'elle vous rassure ... enfin et dans le même temps. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Les cartes peut-être, ou le feeling des artistes hyper&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;sensibles à certes !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;La longue pratique de la peinture ouvre-t-elle ces portes insoupçonnables dans les personnes et dans &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;le regardeur aussi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Le bonjour de Demian West à Monsieur Jean Starck.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;dw&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Photos par Jean Starck extraites de son site : "S&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;urmodernité/Bl&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;ogpostmoderne"&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:130%;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:130%;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-112853878027714627?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/112853878027714627/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=112853878027714627&amp;isPopup=true' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/112853878027714627'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/112853878027714627'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2005/10/starck-acadmie.html' title='Starck Académie ...'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17436069.post-112842052175255167</id><published>2005-10-04T02:52:00.000-07:00</published><updated>2006-04-13T12:09:59.296-07:00</updated><title type='text'>BlogField Art Critic - Critique d'Art.</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Dans ce Blog, nous nous proposons de donner à voir des artistes ; en tentant d'extraire les référents ou les influences qui parlent depuis leurs oeuvres ; et nous tenterons de dégager par les mots, leur apport créatif personnel. Aussi, de guider l'amateur d'art vers une meilleure compréhension de ces artistes rencontrés et montrer leur vie artistique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Selon les principes de la critique créatrice baudelairienne, il s'agit aussi de créer une atmosphère, parfois poétique, pour construire et aider plutôt que d'y descendre l'artiste qui ose tout-de-même montrer son oeuvre : ce qui est toujours une épreuve et plus que jamais dans notre marché contemporain, devenu très dur en raison des grandes machines déshumanisantes qui transforment notre syphilisation de Nowadaies.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;Nous irons donc en Art Critic, en maraude entre Bastille et Montparnasse, et de Montmartre vers tous lieux à couvert ou à découvert, photographier et dire des artistes remarquables : tant y en a plein les combles.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Demian West&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;artiste théoricien des arts.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Rédacteur, attaché de Presse, &lt;a href="http://critiquedart.blogspot.com/"&gt;critique d'art&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://arttheoriewest.blogspot.com/"&gt;théoricien des arts&lt;/a&gt; diplômé du 3ème cycle des Arts Plastiques de l'Université de Strasbourg et de l'Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;spécialiste des arts contemporains &amp; anciens, j'écris pour les artistes, débutants ou confirmés, des textes de toutes natures. J'analyse vos oeuvres pour en extraire les référents qui vous permettront de bien-communiquer vers vos interlocuteurs du Marché et des Institutions des Arts et vos clients.Je compose des textes de présentations pour vos books, des contenus de sites internet, de vos dossiers de presse, mais aussi de tous communiqués de Presse, aussi pour vos livrets ou vos catalogues d'expositions. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Je crée et constitue les rédactionnels de tous vos blogs ou blogFields en réseaux et je compose votre galerie virtuelle, plus encore : j'oeuvre à leur meilleur référencement par les moteurs de recherches ; par un contenu étudié et orienté, et par des actions vers les réseaux favorables, tout en vous référençant directement dans les moteurs de recherches.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Outre, je peux composer tous textes généraux sur votre travail, sur toutes créations visuelles en volume ou conceptuelles et toutes installations, sur une série, ou sur des vidéos ou une pièce, aux fins d'une exposition.Aussi, pour bien-constituer votre dossier, selon vos demandes et vos besoins ! Je vous propose également de superviser vos dossiers de candidatures aux concours, soit pour obtenir des bourses, ou des demandes d'aides et de subventions pour tous vos projets, soit pour vos campagnes de Presse, etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Il s'agit enfin, d'aide à l'écriture en manière d'écrivain public pour les artistes en difficulté d'expression française : j'écris donc, aussi pour ceux qui n'en ont pas le temps, toutes correspondances d'échanges avec les Institutionnels des Arts et Instances Publiques et vos clients. Maintenant, il vous reste à visiter mes blogFields en liens pour estimer mes compétences : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Lisez mes articles autour d'artistes plasticiens qui sont désormais en liens avec mon blogField référencé : le premier blog en liste "critique d'art - art critic" par le moteur de recherche "&lt;a href="http://search.blogger.com/"&gt;Search Blogger&lt;/a&gt;" de "&lt;a href="http://www.google.fr/"&gt;Google&lt;/a&gt;" : cliquez sur &lt;a href="http://critiquedart.blogspot.com/"&gt;http://critiquedart.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Mon blogField de théoricien des arts qui est référencé second sur plus de 37300 titres "Art Theory" par "&lt;a href="http://search.blogger.com/"&gt;Search Blogger&lt;/a&gt;" de "&lt;a href="http://www.google.fr/"&gt;Google&lt;/a&gt;" : cliquez sur &lt;a href="http://arttheoriewest.blogspot.com/"&gt;http://arttheoriewest.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Un roman West édité en ligne : &lt;a href="http://aftergroundzero.blogspot.com/"&gt;http://aftergroundzero.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="left"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Mes fables et contes : &lt;a href="http://fabulawest.blogspot.com/"&gt;http://fabulawest.blogspot.com/&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;Et contactez moi sans plus attendre : pour votre entretien personnalisé, aussi de conseil et d'expertise pour les plus débutants, en m'envoyant une e-mail à&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href="mailto:damianwest@wanadoo.fr"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;font-size:85%;"&gt;damianwest@wanadoo.fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17436069-112842052175255167?l=critiquedart.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://critiquedart.blogspot.com/feeds/112842052175255167/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17436069&amp;postID=112842052175255167&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/112842052175255167'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17436069/posts/default/112842052175255167'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://critiquedart.blogspot.com/2005/10/blogfield-art-critic-critique-dart.html' title='BlogField Art Critic - Critique d&apos;Art.'/><author><name>Demian west</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06605171256642409856</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_sHrbcxISJsw/TIvWQPW0zxI/AAAAAAAABU8/pY7dzf185wc/S220/HPIM2561.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
